
La ville de Jijel a perdu ce samedi l'un de ses meilleurs fils en la personne du militant et combattant pour l'indépendance Abdelkrim Mékideche.Une foule nombreuse l'a accompagné à sa demeure, au cimetière Sidi Ahmed Amokrane de Jijel. Amoindri par la maladie, le défunt, établi depuis longtemps à Constantine, venait dans sa ville natale pour y passer le week-end. Cette fois-ci, le destin a voulu qu'il y reste pour l'éternité. Né le 5 septembre 1934 à Jijel, Abdelkrim montrera l'expression de sa ferveur dès les années du collège d'où il sera exclu deux fois. Son frère Messaoud révèle qu'il s'était senti bien seul à Jijel à l'orée du déclenchement de la Révolution, dont le mot secret était «la pomme de terre est partie».Il avait lui-même écrit : «l'opportunité nous avait été donnée au cours des jours ayant précédé Novembre d'avoir entre les mains un bulletin du CRUA, dont le ton ne souffrait d'aucune équivoque». Proche de Mohamed Boudiaf, Abdelkrim Mekideche a organisé les groupes des militants à Jijel, en l'absence de Hocine Rouibah, alors en prison.Voulant rejoindre le maquis, il sera dissuadé à cause de l'utilité de sa présence en ville. Néanmoins, avec la conscription en 1955, il rejoint une caserne à Bejaïa, qu'il désertera pour rejoindre le maquis du sud de Jijel, puis celui de Grarem, avant d'atterrir à la zone autonome de Constantine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fodil S
Source : www.elwatan.com