
Les dispositions de la loi relative à la liberté de la presse et des responsabilités qui en découlent ont été au centre d'une journée d'étude, tenue, lundi dernier, à la Cour de justice de Jijel en présence du procureur général et de la présidente de cette juridiction.Les communications présentées par des magistrats et un délégué des avocats se sont axées sur les thèmes de «la relation de la presse avec la justice», «les délits de presse», ainsi que «la liberté d'expression» ont pris le temps de cette journée, qui a été riche en débats. Si les représentants de la presse ont attentivement suivi les explications fournies sur les fondements de cette relation, souvent controversée, qui lie la presse à la justice, il reste que les débats ont également été centrés sur les moyens d'avoir la source d'information la plus fiable.Sur ce point, les responsables de la Cour ont fait part de leur disponibilité à consolider leurs rapports avec la corporation des médias dans le strict respect du secret de l'enquête et de la présomption d'innocence. «Si nous avons de bons rapports avec la presse, nous déplorons le fait que rares sont les journalistes qui prennent attache avec nous pour vérifier les éléments de leurs articles et publient des informations sans le moindre fondement, ce qui nous contraint de faire des démentis à la cellule de communication du ministère», affirme Khaled Laifa, Procureur général près la cour de Jijel. Tiraillés entre le désir d'informer et l'appréhension de tomber sous le coup de ces éléments, des journalistes affirment appréhender souvent la publication de leurs informations au risque d'être poursuivis pour diffamation en vertu de ces textes, qualifiés comme un obstacle à la liberté d'expression.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Adam S
Source : www.elwatan.com