
Les villes situées sur le littoral oriental de la Méditerranée entre autres Jijel et Annaba ont adopté l'art d'une broderie s'apparentant à cellui des régions des balkaniques, syriennes et du Maroc plus précisément celle de la ville de Salé.Au début du 19e siècle cet art du travail de l'aiguille était enseigné aux jeunes filles de la bourgeoisie par ce qu'on les appelait les maîtresses brodeuses. Ces dames, «les maâlemettes», étaient, en même temps des préceptrices dont la deuxième mission étaient d'inculquer à leurs pupilles les bonnes manières. Les documents recueillis sur l'art de la broderie annabie rapportent que la manière adoptée par les jeunes filles était de s'initier sur des bandes de tissu soyeux en commençant par de simples motifs. Peu à peu le travail prenait de l'importance suivant les dessins imposés par el maâlema. En devenant ouvrière, l'apprentie brodeuse inscrivait son nom et la date d'achèvement de l'ouvrage, marquant pour la postérité sa place dans la corporation des brodeuses.Le temps a passé certes mais les jeunes filles annabies s'adonnent à l'apprentissage de la broderie spécifique à leur région. On retrouve même des serre-têtes brodés par la grand-mère ou la mère. Autrefois il était d'usage que les mariées, le jour de leurs noces, portent le «sarouel» lourdement brodé. Un art qui ne laissait pas indifférent les messieurs puisque les chemises masculines étaient également enrichies de broderies et de lignes ajourées. A noter que la broderie annabie et constantinoise est confectionnée, élégance de ces régions oblige, en fil d'or et d'argent sur fond de tulle ou de soie légère.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : L. N.
Source : www.horizons.com