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Grève des travailleurs de l'unité céramique d'El Milia Jijel



Grève des travailleurs de l'unité céramique d'El Milia Jijel
Même s'ils ne représentent qu'une minorité qui ne dépasse pas les 20% de l'effectif des ateliers de l'émaillage et du coulage, selon les affirmations du DG par intérim, les travailleurs grévistes qui se sont lancés, ce mardi, dans un débrayage pour la deuxième fois en une semaine, ont perturbé l'activité de l'unité de la céramique de la ville d'El Milia.Le constat établi par la section syndicale, dont une copie d'un PV signé à cet effet nous a été présentée par le DG intérimaire, fait part du refus de ces grévistes de prendre langue avec leurs représentants syndicaux pour discuter de leurs revendications. Néanmoins, faute d'avoir rencontré les grévistes pour connaître avec exactitude leurs revendications, et dont le DG par intérim nous a refusé tout contact avec eux, l'on indique que ces derniers exigent l'application dans l'immédiat des termes de l'accord signé pour prendre en charge leurs exigences financières liées à la revalorisation de certaines primes. «Nous avons pris en compte toutes leurs revendications que nous avons d'ailleurs affichées pour les porter à leur connaissance, mais certains persistent toujours dans leur refus de reprendre le travail, ce qui nuit à la production», déclare le même responsable.
A noter que ces grévistes avaient lancé le même mot d'ordre de grève mercredi dernier avant de reprendre le travail le lendemain. Certains travailleurs, qui ont affiché leur refus d'adhérer à ce débrayage ont fait part de leurs inquiétudes de voir l'unité subir les contrecoups de cette action, ce qui risque, selon eux, de nuire à la santé financière de cette dernière. Cependant, et contrairement à ces appréhensions, l'on affiche une certaine sérénité, selon les assurances du même responsable, qui affirme que toutes les incidences financières dues aux augmentations salariales sont soigneusement étudiées pour éviter un quelconque déséquilibre de cette nature. Le rendement de l'usine est souvent confronté aux aléas des méventes et des stocks non écoulés. «Nous avions un stock de trois mois, mais nous en avons écoulé une grande partie pour qu'il ne nous en reste que pour un mois», assure notre interlocuteur. Conscient du rôle que cette unité joue dans la création et le maintien des postes d'emploi, le gouvernement a injecté 320 milliards de centimes pour renouveler ses équipements.
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