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ETUDIANTS DE BEJAIA 'On ne veut plus retourner ni à Sétif ni à Jijel'



La grogne est à son paroxysme chez les parents des étudiants de la wilaya de Béjaïa. Il s'agit des étudiants des filières langues, économie, droit et sociologie, orientés vers les universités de Sétif et de Jijel.
Leur mécontentement s'est traduit par la tenue, hier, d'un sit-in devant le rectorat de Béjaïa.
Une véritable démonstration de force en dépit de l'absence d'une bonne partie d'entre eux, empêchés de rejoindre le mouvement en raison de route barrée (RN12) entre El-Kseur et Oued Ghir. Le mouvement des étudiants est soutenu par les parents et la Laddh (aile de Me Bouchachi). Une délégation, composée de ces trois acteurs, a été reçue par le vice-recteur et le SG de l'université de Béjaïa.
Le recteur étant en réunion au ministère de tutelle, a-t-on indiqué. Selon les délégués des étudiants, les responsables de l'université auraient promis de trouver une solution mais sans s'engager sur un quelconque calendrier.
Une chose est sûre, les étudiants béjaouis des universités de Sétif et de Jijel ont décidé de faire le piquet de grève jusqu'à leur transfert vers le campus d'Aboudaou à Béjaïa. Un seul mot d'ordre : 'On ne veut plus retourner ni à Sétif ni à Jijel'. On risque même de voir grossir les rangs de ces mécontents, quand on sait que des étudiants en tamazight, orientés vers l'université de Tizi Ouzou, ont inondé le rectorat de Béjaïa de demandes de transfert.
Les responsables de l'université ont demandé au ministère de tutelle d'exempter le domaine universitaire béjaoui des filières langues et littérature et sciences humaines en raison du manque d'infrastructures.
Pour s'en laver les mains, on a accusé la Direction du logement et des équipements publics (Dlep) de la wilaya de Béjaïa d'être à l'origine de ces retards. Pour rappel, une bataille rangée s'est déroulée dans un campus de Sétif. Elle a opposé les étudiants de Béjaïa à ceux de Sétif. Bilan : 10 blessés. D'où l'implication des parents d'étudiants pour arracher un transfert à leur progéniture. À Jijel, les parents des étudiants font état d'un climat délétère, qui risque de dégénérer, d'où l'initiative d'amener les autorités à reconsidérer leur décision.
M. Ouyougoute
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