
? « 113 licences d'importation d'acier ont été délivrées, sur les 210 demandes étudiées, et ayant été déposées au niveau de la commission interministérielle chargée de l'examen des demandes de licences d'importation des produits et des marchandises», a annoncé, avant-hier, le ministère du Commerce dans un communiqué.Dans le détail, la même source précise que « 7 licences ont été accordées à des entreprises publiques spécialisées dans la réalisation et la distribution et 106 autres octroyées au profit d'opérateurs économiques». La commission a adopté des critères techniques et objectifs en traitant les demandes déposées devant la commission compétente, ajoute le communiqué en question. Il s'agit là, si les prévisions concernant la production locale d'acier s'avèrent justes, des toutes dernières licences d'importation, du moins ce nombre est appelé à se rétrécir davantage en 2018 et à classer parmi les souvenirs à partir de 2019. Les pouvoirs publics tablent sur une amélioration de la production au niveau du complexe sidérurgique d'El Hadjar, dont le matériel fait l'objet d'entretien et de modernisation à travers un plan d'investissement consenti au profit de cet important pôle industriel ou «poumon industriel». Un plan d'investissement qui mobilise une enveloppe financière de 720 millions dollars, et qui en est à sa seconde phase (lancement dans les prochaines semaines), ambitionne d'élever la production vers 2020 à 2,2 millions tonnes d'acier liquide. Le ministre de l'Industrie et des Mines a plaidé pour la stabilité socioprofessionnelle et l'amélioration de la production d'acier, lors d'une récente rencontre avec les responsables et les partenaires sociaux du complexe sidérurgique d'El Hadjar. Notons que la production actuelle d'acier au niveau du complexe sidérurgique d'El Hadjar tourne autour d'une moyenne de 3 000 tonnes/jour, et on compte élever la barre jusqu'à 4 000 et 5 000 tonnes/jour dans les prochains mois. Aussi, il y a cet autre espoir d'assurer une autosuffisance en produits sidérurgiques, à partir de 2018, lorsque le complexe sidérurgique de Bellara, à Jijel, fruit d'un partenariat conforme à la règle 49/51 entre l'entreprise Sider, le Fonds national d'investissement et Qatar Steel international, atteindra sa vitesse de croisière en matière de production d'acier. Une production prévisionnelle de 4 millions de tonnes de divers types de fer destinés au bâtiment et travaux publics ainsi que l'acier plat de l'industrie de chemin de fer et accompagnera l'évolution de la construction nationale automobile et navale projetée dans le plan quinquennal du gouvernement. Ce complexe «géant», second poumon de l'industrie national, devrait contribuer, donc, à l'horizon 2018, à l'arrêt total des importations nationales de fer, évaluées à 3 millions de tonnes, représentant 60 % de la consommation nationale, soit une facture annuelle de près de 10 milliards de dollars, selon des statistiques du ministère de l'Industrie et des Mines.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com