Béjaïa est et restera un pôle attractif sur tous les plans, car son caractère ancestral lui accorde ce privilège. Cependant, certains manques n'ont pas été comblés à temps.
Aujourd'hui, cette ville balnéaire, touristique, agricole et culturelle est le véritable berceau de rencontres à répétition qu'elle accueille et organise dans des conditions qui l'honorent. Durant la période estivale, la population passe du simple au triple. Béjaïa parvient à contenir tout ce beau monde trois mois durant, et ne retrouve son train-train habituel qu'après le Ramadhan, qui a été consacré l'an dernier au tourisme et à la culture, alors qu'on appréhendait des départs à la mi-saison. Rien n'a jamais manqué pour autant à ces visiteurs venus de contrées lointaines qui déplorent pour cependant deux faits majeurs : l'Etat des routes et leur fermeture à la circulation lors des protestas populaires. En fait, il ne s'agit que d'un seul motif, car, dit-on, le second est lié au premier. Insuffisance du réseau routier Béjaïa constitue un véritable relais tant vers Tizi Ouzou par la montagne et la mer, que vers Jijel, Sétif, Bordj Bou Arréridj et Bouira. Le trafic qu'elle gère au quotidien est très important, ce qui rend caduques ses routes nationales (444 km) et ses chemins communaux dont on répertorie plus de 3 000 km. Un réseau jugé insuffisant au regard même de son état actuel, dépassé, délabré et saturé. Les RN 9, 12, 26, 43 et 106 qui traversent la wilaya de Béjaïa sont toutes en travaux ou le seront sous peu, pour des dédoublements, des modernisations avec des ouvrages d'art à l'image de la RN 43 qui recevra trois tunnels à la fin juin 2012. La solution passe par la pénétrante Cet important projet confié à des coréens est la seule et unique solution pour désengorger le trafic routier. Une pénétrante dont le tracé est défini, qui reste pour autant encore à l'étude vu son importance, voire même sa complexité, car souvent traversant des terrains appartenant à des privés. Une enveloppe colossale est réservée aux indemnisations. Avec son extension jusqu'au port, Béjaïa gardera intacts son prestige et ses échanges qui ont pris actuellement un sacré coup et enregistrent pertes et reculs. Le port, l'aéroport, de nombreuses entités publiques, des hôtels accusent des retards, ainsi que tout le développement. Dès lors, pour aller d'Akbou à Béjaïa, ce sont un peu plus de trois heures qu'il faut. Pourquoi les blocages des routes ' Tous ces retards et manques à gagner sont aussi le fait du mécontent des citoyens qui barricadent les accès à la ville pour réclamer des routes, l'alimentation en eau, gaz ou même les salaires impayés. Il y a quelques jours, la RN 12 a été fermée à la circulation au motif de poussière qui gêne les riverains. Une volonté de résorber les retards est affichée par les pouvoirs publics. De nombreuses localités attendent de bénéficier du gaz naturel, des programmes routiers déjà inscrits (40 au total pour 2012). Une trémie a été réalisée à Iheddaden, l'autre est en cours à Amriw, et l'on s'attend à ce que le quatre-chemins de scala se modernisent aussi. Il est vrai que certains citoyens de Tizi Takliat, Sidi Ouali, Taghazouit ont des difficultés à y accéder, notamment au moment des pluies. Une situation qui persiste surtout que des transporteurs refusent de les emprunter, déposant leurs voyageurs à mi-chemin. On ne peut pas parler de modernisation du réseau routier,, de pénétrante et négliger les voies de la ville. Une ville qui a besoin d'une opération de toilettage et de revoir aussi son réseau d'évacuation des eaux pluviales, usées, et l'éclairage public. Béjaïa doit retrouver tout son prestige d'antan.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B M O
Source : www.lnr-dz.com