Jijel - Revue de Presse

Des soirées banales à Jijel



La canicule ayant caractérisé le début du mois de Ramadhan a fait que les soirées constituent un prolongement de certaines habitudes de la saison estivale, à la seule différence que cette fois-ci, les soirées se conjuguent au masculin pluriel. Après le f'tour, la ville demeure relativement calme avec une circulation automobile modeste. Les plus impatients se rabattent directement sur un café presse, alors que d'autres préfèrent suivre les sketches que diffuse l'unique avant d'investir la rue, et plus précisément les cafés. Dès le premier soir, les cafés sont archicombles. L'afflux se fait généralement en deux vagues : une première, juste après le f'tour et la seconde, juste après la prière des taraouih. L'intérieur et les terrasses des cafés sont au complet, et beaucoup ne se gênent pas pour prendre un café dans la rue à proximité de l'établissement. Tout espace vide est investi. Les cafés en bord de mer attirent, eux aussi, une clientèle qui profite de la fraîcheur, loin du brouhaha des établissements de la ville. Pour passer le temps, il n'y a pas trente milles solutions.Les férus de la télévision se cramponneront à l'intérieur du café pour suivre les programmes et éventuellement un match de football, les autres s'adonnent aux dominos jusqu'à ce que fatigue s'en suive ou discutent des choses de la vie et de la politique. La cherté de la vie, les changements climatiques, le duel McCain-Obama, la « ouhda thalitha » (troisième mandat) de Bouteflika, ou encore de les dernières prouesses scientifiques qui animent les discussions, lesquelles se poursuivent jusqu'à tard dans la nuit, provoquant parfois de échanges très vifs. Le même rituel se répète chaque jour et personne ne semble se lasser de ce train-train nocturne. Certes la maison de la culture a concocté un riche programme pour ce mois, mais le manque de moyens de transport semble dissuader beaucoup de personnes à s'aventurer en pleine nuit.
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