Jijel - A la une

Des prévisions difficiles à atteindre



Le rendement oléicole à Jijel enregistre depuis quelques années une courbe descendante, alors que la filière représente 47% de la totalité de l'activité agricole dans cette wilaya.Alors que la campagne oléicole bat son plein à Jijel, les prévisions de production annoncées sont de plus en plus difficiles à atteindre. Pas seulement pour cette année, mais c'est aussi le cas pour les campagnes précédentes, marquées par une dégringolade du rendement oléicole. Dans cette wilaya où la filière oléicole représente 47% de la totalité de l'activité agricole, et au-delà des chiffres rassurants de la direction des services agricoles, des initiés avertissent sur de nombreux facteurs intervenant négativement sur le rendement de la production de l'huile d'olive. Culture locale ancestrale par excellence, l'activité oléicole est aujourd'hui confrontée à ces facteurs. On déplore un environnement de plus en plus hostile, agressé et impacté par des activités humaines nuisibles, conjugué au dérèglement climatique sur lequel avertit toute la planète, mais aussi les incendies, qui ravagent chaque année des vergers entiers. "C'est la dégringolade de la production, il n'y a aucune comparaison à faire avec l'année 2003.
Depuis cette date, cette dégringolade s'est amorcée et ne s'arrête pas, il faut qu'il y ait des études pour connaître les vraies raisons de cette tendance, mais l'environnement qui change et les incendies sont des facteurs influants dans cette baisse", constate, le propriétaire d'une huilerie, qui tourne toutefois à plein régime. "Si la campagne de la cueillette des olives se poursuit à un rythme accéléré, notamment avec la survenue de journées ensoleillées, le l/q, dans d'autres localités, ce rendement n'a pas dépassé les 13/14 l", note notre interlocuteur. La moyenne prévue par les services de la DSA est de 17 l/q. Ses prévisions de production portent sur 11 millions de litres.
Une prévision qui reste difficile à réaliser dans le contexte de la baisse constatée dans la production. Pour remédier à cette baisse, des spécialistes de la filière oléicole des services de la DSA tentent d'intervenir pour changer les vieilles méthodes de production. Depuis le lancement de cette campagne, ils n'ont pas cessé de sillonner les huileries pour insister sur le recours à des procédées plus modernes dans cette activité. L'utilisation des caisses en plastique à la place des sacs dans la récolte des graines d'olives est préconisée. "C'est mieux de recueillir les graines dans ces caisses et les triturer dans les 48 heures", insiste-t-on, d'ailleurs.
Sauf que ces caisses sont difficiles à trouver et rares sont ceux qui les utilisent. C'est dire l'ancrage des vieilles méthodes de récolte dans l'esprit des oléiculteurs, qui continuent de ne s'en tenir qu'aux vieux réflexes hérités de leurs aïeux dans la récolte des graines d'olives. C'est d'ailleurs ce qui a influé sur la qualité de l'huile d'olive produite, qui reste fortement acide. Cette acidité est due à l'abandon des olives à l'humidité dans des sacs durant plusieurs jours avant leur trituration. Dans leurs interventions, les spécialistes de la DSA insistent sur la nécessité de changer ces méthodes tout en faisant part des facilités accordées pour la promotion de la filière oléicole. Il s'agit notamment de la vulgarisation des méthodes d'accompagnement et des mécanismes de soutien à cette filière et la valorisation de ses produits secondaires, tels le savon et les engrais organiques.

Amor Z.
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