Une soixantaine d'enseignants retraités, ayant formé des milliers d'enfants dans le cycle primaire au chef-lieu de wilaya, sont sommés par la commune de Jijel de quitter leurs logements qu'ils occupent depuis des décennies.Ayant bénéficié de baux de location en tant qu'enseignants au niveau des habitations annexées aux écoles, les retraités que nous avons rencontrés, se disent surpris par cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête.
Ils regrettent par ailleurs que la mise en demeure ait été notifiée juste cinq jours avant la fête de l'Aïd El Fitr. Ces retraités lancent un appel de détresse pour trouver une solution à cette situation. Ils étaient directeurs d'école, inspecteurs, ou instituteurs, habitués au logement qu'ils occupent depuis des décennies ; ils ont du mal à s'en séparer pour ceux qui n'ont pas où aller. Si pour ceux qui ont pu acquérir un logement ou fini la construction d'une habitation, le problème ne se pose pas, il reste à plancher sérieusement sur le cas de retraités qui n'ont, jusque-là, aucune solution de rechange pour abriter leur famille.
Ces derniers espèrent que les autorités prendront en considération l'article 507 bis de 2007 du code civil qui stipule dans son alinéa 2 : «Toutefois, les personnes physiques âgées de 60 ans révolus à la date de la publication de la présente loi, et qui peuvent prétendre au droit au maintien dans les lieux à usage d'habitation au titre de la législation antérieure, continueront d'en bénéficier jusqu'à leur décès.»
Un article du code civil qui laisse de l'espoir et apaise les inquiétudes de ces éducateurs à la retraite qui ne trouvent où aller.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fodil S
Source : www.elwatan.com