Jijel - A la une

D'immenses efforts puis plus rien !



Lorsqu'en début de l'été 2009, au lendemain de l'installation du comité de pilotage intersectoriel pour le suivi, l'atelier de lancement officiel du projet pilote d'aire marine protégée en collaboration avec le WWF (Fonds mondial pour la nature), d'aucuns croyaient qu'avec la succession de rencontres de concertation, de travaux, les missions d'échange et de formation, le classement de cette zone marine, qui court de Ras El Afia (commune de Jijel) jusqu'à Ziama Mansouria, allait se faire facilement.La promulgation de la loi 11/02 du 17/02/2011 relative aux aires protégées et du décret exécutif 16/259, fixant la composition, les modalités d'organisation et de fonctionnement de la commission nationale et des commissions de wilaya des aires protégées en octobre 2016, favorisait cet optimisme.
On rappellera que cette première rencontre avait vu la présence, outre le wali de Jijel et de responsables nationaux, celle de Paolo Lambardi, directeur du programme méditerranéen du WWF. Ce projet visait la protection des écosystèmes marins perdus ou dégradés et contribuait à la protection des zones de frai avec l'espoir de renverser la tendance de déclin de la production halieutique.
Marina Gomei, chargée de projet AMP au WWF, avait alors estimé que le projet devait durer 4 ans, soit jusqu'à 2013. Un délai bien respecté, mis à part certains côtés juridico-administratifs qui devaient être éclaircis pour le classement puis le mode de gestion de cette aire marine. Le premier contrat dans le cadre du réseau MedPan avec le Parc national de Taza (PNT) date du milieu des années 2000, qui conduira en octobre 2006 à Bonifacio (Corse, France) au choix de ce parc au projet d'appui au classement.
En 2010, un 2e contrat est signé entre MedPAn et le PNT suivi par des déplacements d'experts étrangers comme le Pr Alfonso Angel Ramos du centre de recherches marines de Santa Pola de l'université d'Alicante (Espagne), du spécialiste des écosystèmes littoraux, le Pr Gérard Pergent de l'université de Corse (France) ou encore Rémi Bellia (France), délégué général de l'association Marco Polo Echanger dans le cadre de la promotion du pescatourisme.
Finalement, c'est là où l'on s'attendait à des résistances que les choses se sont plutôt bien passées à la fin. En effet, durant l'automne 2011, les réticences des professionnelles de la pêche avaient enregistré leur summum, avant qu'avec les réunions de concertation, les contacts sont renoués et l'adhésion des pêcheurs peu à peu assurée, si bien qu'aujourd'hui nombre d'entre eux, face à la forte diminution de la production, sont de fervents défenseurs de l'AMP. Au final, dans bientôt 12 ans depuis le lancement officiel du projet pilote d'aire marine protégée de Taza dans le cadre du réseau des AMP de la Méditerranée (MedPan), le dossier continue de faire du surplace depuis au moins 2017, bien que du côté de la direction de l'environnement, on nous a assuré que des démarches sont entreprises pour le remettre sur la table.
Dans un premier temps, l'étude de classement devrait ? à moins d'une nouvelle surprise de dernière minute ? être validée la commission de wilaya des aires protégées qui sera suivi par la prise par le wali d'un arrêté à cet effet. Une fois cet écueil franchi, la phase finale reviendra à la commission nationale.
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