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Crise d'investissement dans le secteur aquacole à Jijel



Les investisseurs font face à des contraintes, dont certaines sont liées au manque du foncier réservé au secteur aquacole, alors que d'autres attendent l'étude de leurs dossiers au niveau des banques pour le financement de leurs projets.La crise sanitaire de Covid-19, et bien avant la survenue de cette nouvelle vague épidémique, a directement impacté l'investissement dans le secteur aquacole à Jijel. Intégré dans un processus de développement pour faire face au tarissement des ressources halieutiques, constaté tout au long du littoral jijélien, qui ne rapporte plus rien, selon les professionnels du secteur, cette option bute toutefois contre de nombreuses difficultés.
D'abord, c'est cette pandémie de Covid-19 qui a compromis cet investissement suite au blocage des opérations d'importation de l'étranger et la hausse des coûts d'investissement en raison de la dépréciation du dinar.
La Covid-19 n'est pas le seul à avoir impacté ce secteur, faisant face à d'autres contraintes mises en cause dans le retard d'installation des fermes aquacoles.
Ce retard est encore dû à la non-arrivée des experts étrangers, qui ne peuvent entrer dans le territoire national par mesure de prévention. C'est ce que relève un rapport élaboré par les services de la direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Jijel sur l'investissement dans le secteur de l'aquaculture à Jijel.
Un secteur qui attend d'amorcer son développement pour rendre disponible un poisson de plus en plus hors de portée du consommateur. Il va sans dire que les difficultés énumérées dans ce rapport se rapportent à de nombreuses autres contraintes qui ont retardé l'amorce de ce développement. On cite à ce titre des difficultés liées à la possibilité de dégager de nouveaux espaces fonciers de par la faiblesse des assiettes réservées à l'ouverture des investissements dans ce secteur. Ce qui compromet le lancement de nouveaux projets, notamment suite à l'arrivée de nouvelles sociétés spécialisées dans la filière aquacole. Dans le même sillage, on déplore le retard enregistré dans l'aménagement des zones réservées à l'aquaculture. Le retard enregistré dans l'étude des dossiers présentés aux banques pour le financement des projets est encore un facteur qui rend aléatoire le lancement de certaines opérations.
De nombreux dossiers d'investissement sont en instance d'étude et de financement dans les établissements bancaires, selon ledit rapport. Des oppositions dans certaines zones marines pour la création d'espaces aquacoles ont été relevées, même si on indique qu'elles ont fait l'objet d'une prise en charge avec les professionnels du secteur.
Des actes de destruction et de pillage du matériel d'investissement destiné à certaines infrastructures ont porté un autre coup à cette opération.
Dès l'installation de ces infrastructures, elles ont subi des actes de vol, causant des dépenses supplémentaires à l'investisseur et retardant le lancement de son projet. D'autres projets sont également entravés par le manque de sérieux de certains investisseurs, qui semblent avoir d'autres objectifs plutôt que de se lancer dans ces opérations pour lesquelles ils ont postulé. Il convient de noter que ces difficultés ont été relevées après la création des zones d'activité de la pêche marine et de l'aquaculture, permettant l'implantation de 21 projets d'investissement.
À ces projets s'ajoutent 4 opérations ayant obtenu un préaccord, permettant à leurs porteurs de se lancer dans leur investissement. Certains ont lancé des démarches d'importation du matériel requis, même si beaucoup reste à faire pour lever les entraves et relancer l'investissement dans ce secteur.
Amor Z.
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