Jijel - A la une

Ces familles qui dépeuplent les maquis



La récente reddition d'une famille composée de 10 personnes à Jijel, n'était pas le seul fait à comptabiliserLa vie défile, les enfants grandissent et le temps aura bien cerné le présent de ces familles qui quittent en force ces lieux pour rejoindre la société.
Au sein de ces montagnes à la topographie complexe, ces lieux longtemps peuplés par les terroristes, côtoyant une végétation dense et lugubre, depuis lesquels le FIS, l'AIS, le GIA, le Gspc et Al Qaïda au Maghreb islamique ont accompli les plus lâches attentats contre les forces de sécurité et la population, n'épargnant ni enfants ni femmes ni vieillards, vivaient aussi des femmes et des enfants contraints de suivre le père devenu criminel. Contre leur volonté ou avec leur approbation, ces épouses de terroristes n'ont pas eu le choix que d'accoucher aux fins fonds des maquis. La vie défile, les enfants grandissent et le temps aura bien cerné le présent de ces familles qui quittent en force ces lieux pour rejoindre la société. Malgré la douleur du peuple qui a approuvé le processus de paix formulé dans une Charte de réconciliation, laquelle a été prônée par le président de la République, ces repentis ont été acceptés. Depuis la promulgation du processus de paix, des familles entières ont quitté les maquis et ont fini par se rendre à l'évidence qu'elles avaient tort. La récente reddition d'une famille composée de 10 personnes à Jijel, n'était pas le seul fait à comptabiliser; bien avant et depuis 2005 l'on compte de nombreuses familles. En mars de la même année, L'Expression a été le premier quotidien à avoir rapporté les faits de la reddition d'une famille à Skikda composée du père, de l'épouse et de leurs trois enfants. Un déplacement sur les lieux pour les rencontrer était nécessaire, d'abord pour informer le public que c'était le commencement de la fin d'une décennie où le sang algérien a coulé à flots, ensuite pour certifier les actes glorieux, nobles et fidèles de l'Armée nationale populaire et de la Gendarmerie nationale qui ont veillé à l'application des lois relatives au processus de paix. Aujourd'hui encore, on assiste aux renoncements de ces familles de rester prisonnières de l'humeur de la nature, livrées à des conditions lamentables. Elles ont fini par comprendre que l'être humain mérite une vie décente et que la vie humaine n'a pas de prix et ne peut être banalisée ou limitée à de lâches envies et désirs de pouvoir. L'on a recensé la reddition de cinq familles en 3 ans à Jijel. Et selon des sources très au fait du contexte sécuritaire, les maquis de cette région qui a longtemps souffert des affres du terrorisme, accumulant durant des années chagrin et amertume sont en train de se vider. Ce travail laborieux est le fruit des efforts intenses des forces de sécurité qui demeurent attachées aux valeurs humaines, privilégiant le chemin le plus dur mais le plus sûr pour convaincre ces terroristes de divorcer avec la violence qui n'aura laissé derrière elle que remords, regrets et morts. C'est avec beaucoup d'intelligence, d'engagement et de sérieux que les forces de l'ANP et la Gendarmerie nationale déclenchent des pourparlers, sollicitant dans ce contrat les familles de terroristes. Les forces de sécurité usent de leur diplomatie pour dissuader ces égarés, afin de donner la chance à la raison pour réintégrer la société et permettre aux enfants de vivre une vie normale, de rejoindre l'école d'apprendre à manger autour d'une table, à marcher avec des chaussures sur un sol sans obstacle, sans cailloux et sans roches, d'apprendre à utiliser une plume et un cahier et appendre à lire. En échange de leur cruauté qu'ils ne manquaient de témoigner à l'égard du pays, ces terroristes s'ils acceptent la paix seront les plus grands gagnants dans la mesure où l'Etat leur offre une seconde chance. Le ministère de la Défense nationale, vient de renouveler son appel à ceux qui hésitent encore, ceux qui doutent de la loyauté des forces de sécurité de déposer les armes. Mais celle-ci s'en tiendront à leur serment pour combattre ce phénomène transnational, car les irréductibles qui refusent la voix de la paix peuvent toujours craindre le pire. En effet, l'ANP poursuit ses offensives, multiples, mettant à mal la logistique des groupes terroristes. C'est peut-être l'une des raisons aussi qui pousse de nombreux terroristes et des familles entières, à quitter les maquis. L'ANP est déterminée à les poursuivre le temps nécessaire. Leur bail contre le terrorisme est également invincible, telle est la promesse de l'Armée nationale populaire au peuple et à ceux qui osent s'aventurer à inquiéter la sécurité de l'Algérie.
Dix obus pour mortier découverts à Illizi
Dans un communiqué transmis à notre rédaction, le ministère de la Défense nationale a souligné que «grâce à l'exploitation de renseignements, un détachement de l'Armée nationale populaire a découvert, vendredi dernier, près de la bande frontalière dans la zone de Tarat à Illizi 4e Région militaire, une cache contenant 10 obus pour mortier de calibre 81 mm. Cette découverte est loin d'être anodine dans la mesure, confient des sources sécuritaires où le mortier de 81 mm est une arme à tir courbe, utile pour le combat en montagne ou dans les localités. C'est une arme lourde. Né du besoin au XVIIe siècle et modernisé durant la Seconde Guerre mondiale, cette arme est capable d'effectuer des tirs contre des objectifs masqués en empruntant une trajectoire courbée. On en fait un usage à outrance en Syrie actuellement. En effet, les terroristes utilisent cette arme lourde pour tenter d'atteindre la capitale Damas, provoquant la mort de dizaines de personnes. La même arme a été utilisée en Irak, notamment en 2017 lors des offensives lancées contre Daesh pour libérer le territoire. Sa découverte en Algérie est plus qu'un signe renseignant sur les intentions des criminels. La provenance de cette arme depuis la Libye n'est pas à écarter avancent les mêmes sources, ajoutant que les investigations se poursuivent pour élucider les tenants et aboutissants de cette découverte.
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