Jijel - A la une

Ça ne roule plus !



Ça ne roule plus !
A certains carrefours, la priorité est reléguée au second plan pour laisser place à un désordre inouï qui donne le droit de passage aux plus audacieux.Devant l'asphyxie de la circulation dans la ville de Jijel et son caractère anarchique, les agents de l'ordre public sont de plus en plus omniprésents pour mettre des sabots d'arrêt aux véhicules mal garés. Mais, est-ce la solution pour remettre de l'ordre dans une circulation qui étouffe chaque jour un peu plus ' Les embouteillages monstres et les goulots d'étranglement bloquant tout mouvement de la circulation, ont rendu infernal le déplacement à bord d'un véhicule. A certains carrefours, la priorité est reléguée au second plan pour laisser place à un désordre inouï qui donne le «droit» de passage aux plus audacieux. Les sifflets des policiers ne semblent nullement dissuader les contrevenants au code de la route, lui-même mis au placard après qu'un autre procédé de la circulation eut été inventé.L'importation massive de véhicules par la grâce de la rente pétrolière qui a permis à chacun de disposer de sa propre voiture, a donné lieu à une saturation de la circulation dans les villes. A Jijel, le constat est des plus amers à la vue de ces files de voitures ininterrompues qui cherchent à se frayer une place pour avancer ou stationner. A Taher et El Milia, deux autres grandes villes de la wilaya, la situation semble être plus compliquée lorsqu'on constate que rares sont les automobilistes chanceux qui arrivent à dénicher un coin pour stationner. Même les agglomérations de moindre envergure ont basculé dans l'encombrement de la circulation qui n'en finit plus de causer des désagréments. Circuler en ville est désormais synonyme de stress et de nerfs à fleur de peau. Les rixes entre conducteurs et les chevauchements des motocyclistes qui harcèlent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin ont davantage rendu pénible la circulation.A cela s'ajoute le squat des espaces publics, notamment des rues et des trottoirs, qui a ajouté son grain de sel à cette anarchie. En termes de statistiques, et jusqu'au mois de septembre dernier, la wilaya de Jijel a recensé 23 042 nouveaux véhicules, dont 16 572 légers, enregistrés au service des cartes grises. Au deuxième semestre de l'année en cours, 9 348 véhicules, dont 6 836 légers, ont été enregistrés, soit une légère hausse par rapport au premier trimestre qui a vu 8 027 véhicules, dont 4 114 légers. Au dernier trimestre, l'on signale une baisse par rapport aux deux premiers trimestres, avec 56 667 véhicules dont 5 622 légers.


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