
La commune refuse toujours d'octroyer des autorisations de voirie, en raison du non-respect de la condition de remise en l'état de la chaussée.A l'heure des technologies de communication les plus avancées, on peine toujours à avoir une ligne téléphonique dans la wilaya de Jijel. C'est le cas des habitants de certains quartiers de la ville d'El Milia, qui réclament le téléphone depuis de longues années. Des demandes écrites, des requêtes collectives et des va-et-vient au service concerné n'ont toujours pas permis à ces derniers d'avoir la fameuse ligne dont ils rêvent.Il y a quelques jours, des habitants se sont mobilisés pour la énième fois pour rassembler des signatures à soumettre à Algérie Télécom dans l'espoir que le projet du réseau téléphonique qu'ils revendiquent aboutisse. Et pourtant, des projets sont inscrits et n'ont pas pu être réalisés. La raison est à chercher, selon des sources initiées, dans le refus des services de la commune de signer les autorisations de voirie pour la réalisation de ces projets.A ce refus s'ajoute l'opposition de certains citoyens à la réalisation de ces projets, au motif qu'ils empiètent sur leurs propriétés. Du coup, ce sont des investissements d'Algérie Télécom qui se trouvent bloqués dans cette ville. A Asmoune, un quartier périphérique de la ville, les habitants attendent depuis 2014 l'extension du réseau téléphonique. «L'opération a été bloquée faute de cette autorisation», affirme-t-on. Ce projet devrait être relancé dans les prochaines semaines.«Mais tout dépend de la suite à donner à la demande qui sera soumise à la commune», réplique-t-on encore. Contrairement aux autres communes de la wilaya, où de nombreux projets ont été réalisés, selon les mêmes sources, permettant à des quartiers d'être dotés de téléphone, dans la ville d'El Milia, on se plaint de ce blocage. Pour Algérie Télécom, c'est un coup de frein à ses investissements. «Cela nous permet de faire des gains, des rentrées d'argent, c'est important pour nous, mais ce n'est pas notre faute si nos projets sont bloqués», se désole-t-on, par ailleurs.Pour sa part, le P/APC d'El Milia par intérim, Amor Bouldjouidja, a clairement fait savoir que ses services n'attribueront aucune autorisation si le maître d'ouvrage concerné ne s'engage pas à remettre en état la chaussée. «Ils disposent d'une clause dans le contrat du marché qui stipule qu'ils sont dans l'obligation de remettre en état ces travaux», précise-t-il, tout en reconnaissant que des demandes d'autorisation de voirie pour des projets téléphoniques ont été refusées pour ces raisons. Selon ce responsable, il n'est pas question que ces projets entraînent, après leur réalisation, des routes ou des trottoirs défoncés ou des réseaux d'eau ou d'assainissement endommagés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor Z
Source : www.elwatan.com