Dans la wilaya de Jijel, et en dépit d'un effort de développement soutenu par des budgets consistants, estimés à des dizaines de millions de dinars, la grogne des citoyens, mécontents de leur condition de vie, ne cesse de s'amplifier.Dans chacune des 28 communes de la wilaya, qui vient de bénéficier d'une rallonge financière de 30 milliards de dinars, annoncée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, lors de sa visite à Jijel, les besoins en terme de programmes de développement sont encore énormes. Ils peuvent avoir un impact financier des plus lourds, si l'on tient compte des revendications soulevées par les habitants, notamment dans les communes rurales enclavées.
A titre de rappel, ces besoins sont liés à l'AEP, la couverture sanitaire, l'aménagement des routes et l'ouverture des voies d'accès pour désenclaver les localités montagneuses, ainsi que la réalisation de nouvelles infrastructures scolaires et la généralisation du gaz de ville, de l'éclairage public et des réseaux d'assainissement. En dépit de ce constat indéniable qui fait que beaucoup d'agglomérations, y compris rurales, ont bénéficié d'un large programme de développement, l'impact de ces réalisations est resté peu évident sur la vie des riverains. Les aléas de la malfaçon et des travaux expédiés, sans trop tenir compte des normes de la qualité, ont fait que ces réalisations n'atteignent pas les objectifs fixés.
Dans chaque commune, il y a toujours à dire sur les multiples défaillances de certains projets. Le wali, et en insistant sur la qualité des travaux et le respect des délais, a souvent derrière lui des citoyens qui attendent d'être délivrés de leurs misérables conditions. L'effort de l'argent ne semble plus suffire pour combler ce retard en matière de développement. Les manifestations de colère qui se traduisent par les coupures des routes ou la fermeture des sièges des APC et des daïras renseignent sur l'ampleur des besoins exprimés. Il faut dire qu'à chacun de leurs mouvements de protestation, les citoyens ont toujours eu un même mot d'ordre, à savoir le logement, l'eau, le gaz, la route ou une infrastructure sanitaire ou scolaire.
Les petits budgets des plans communaux de développement (PCD) qui tournent souvent autour de 50 millions de dinars demeurent insuffisants pour prendre en charge les doléances soulevées. Pour contrer l'obstacle du manque de financement, les élus se mettent à solliciter des budgets sectoriels.
Mais là aussi, l'argent n'est toujours pas disponible, ce qui retarde l'inscription de projets revendiqués par les citoyens. Reste à dire que la gestion locale des programmes de développements est décriée de toute part. Des dizaines d'opérations n'ont guère été lancées à cause de la mauvaise gestion.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Z A
Source : www.elwatan.com