Jijel - A la une

Aucune trace des disparus



Aucune trace des disparus
Au port de Bouharoun, les pêcheurs semblent vaquer comme d'ordinaire à leurs occupations. Les gens de la mer ne manquent pas d'évoquer, dans leurs discussions, la disparition de cinq des leurs, partis le 31 octobre 2014 pour pêcher à bord d'une embarcation de 10 mètres. Depuis, ils n'ont donné aucun signe de vie. « Le lendemain de leur sortie en mer, tous les marins-pêcheurs se sont mobilisés pour les retrouver. Nos efforts se sont joints à ceux des garde-côtes qui ont lancé une opération de recherche d'envergure. Mais sans résultats jusqu'à présent », nous a confié Lakhel Djillali, le président de la chambre de la pêche de la wilaya de Tipasa. Un mois et deux jours après le drame, les chances de les retrouver vivants s'amenuisent. « Quoi qu'il en soit, nous demeurons vigilants. Nous avons prévenu tous les marins-pêcheurs, d'El Tarf jusqu'à Ghazaouet, pour nous prévenir en cas de découverte d'un indice ou d'une trace, aussi minime soit-elle », a ajouté notre interlocuteur. Le 8 novembre dernier, une grande opération de recherches menée par une flottille de 54 bateaux de pêche, toutes dimensions confondues, avait ratissé les eaux de la côte tipasienne dans l'espoir de retrouver les cinq disparus. « Il faut savoir qu'une cellule de crise a été installée à Bouharoun pour suivre l'évolution de cette affaire. Cette structure, composée des autorités locales, des représentants de la direction de la chambre de la pêche, des garde-côtes et de citoyens, est toujours opérationnelle. Elle reçoit et traite toutes les informations ayant trait à cette affaire », a rappellé Lakhel. Pour sa part, Yahiani, le directeur de la pêche et des ressources halieutiques à Tipasa, souligne que ses services sont mobilisés. « Malheureusement, jusqu'à maintenant, nul indice n'a été recueilli pour faire avancer les recherches » a-t-il affirmé. « a chaque fois qu'on entend une rumeur où une information faisant état de la découverte d'un corps, nous nous dépêchons sur place pour vérifier les faits », a-t-il assuré. Ce fut le cas à deux reprises. A Jijel, lorsque la mer a rejeté un corps inanimé et une seconde fois à Ténès où des membres de la cellule de crise et des parents des disparus se sont déplacés pour identifier des corps. Il s'est avéré, par la suite, qu'il ne s'agissait pas des corps des disparus de Bouharoun. Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, a reçu les parents des disparus à Tipasa. Durant cette rencontre non médiatisée, il leur aurait exprimé son soutien et son entière solidarité dans cette dure épreuve. Celle-ci touche non seulement les familles des disparus mais aussi l'ensemble de la corporation du secteur.


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