«420 accidents
ont été enregistrés durant l'année 2008 dans les chantiers d'exploitation
minière, ayant entraîné le décès de huit personnes et blessé 412 autres
travailleurs», nous a confié, Melle Meddad Sadjia, la chargée de la
communication de l'Agence nationale de la géologie et du contrôle minier
(ANGCM), lors d'un regroupement régional des opérateurs miniers tenu hier à
Constantine et incluant les wilayas de Mila et Jijel. «Ces accidents sont dus à
des causes multiples», note notre interlocutrice, tout en précisant que
«l'utilisation des explosifs dans de mauvaises conditions de sécurité,
l'éboulement, l'électrocution, les chutes de travailleurs, et le non-respect en
général des consignes de sécurité, constituent le lot des fautes
professionnelles qui provoquent souvent des désastres sur un plan humain et
matériel ».
Dans le but de
dépasser cette situation tragique, ce genre d'accidents étant en nette
augmentation d'année en année (298 accidents en 2007, et ce nombre est revu à
la hausse en 2008 avec 420 accidents), l'ANGCM a lancé un vaste plan national
de sensibilisation des opérateurs miniers sur les risques d'accidents mortels
qui découlent du non-respect des consignes de sécurité dans les chantiers, le
mode d'utilisation dans la destruction des excédents des substances explosives
et la manipulation des matériels destinés à l'exploitation minière.
Le thème de la rencontre aborde le volet
particulier de ‘'la sécurité liée à l'activité minière'', mais la sensibilisation
des opérateurs dans ce domaine d'activité a pris des dimensions touchant à des
dossiers sensibles, telles la problématique de l'approvisionnement en
explosifs, la formation du personnel etc. Lors des débats, les exploitants de
mines et carrières ont soulevé le problème du ‘'reliquat d'explosifs'', car la
mauvaise utilisation des explosifs entraîne souvent un déficit chez les
opérateurs, lequel déficit provoque fatalement des perturbations préjudiciables
à l'activité des opérateurs dans cette filière. Le président du Conseil
d'administration de l'ANGCM rassurera à ce propos l'assistance, en affirmant
que «le problème est pris en charge avec le concours de l'Office national des
explosifs (ONEX), qui dépend du ministère de la Défense nationale, et que des
solutions seront dégagées prochainement». D'autre part, on évoquera lors de
cette rencontre la nécessité de nouer des liens solides avec l'université,
profiter surtout de son capital scientifique, afin d'améliorer la gestion des
mines et carrières. «L'ANGCM est prête à faire le relais entre l'université et
les opérateurs miniers pour trouver les meilleurs réflexes de formation»,
soutient le président du Conseil d'administration.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com