Illizi - A la une

Un député de l'APN demande l'intervention de l'Etat pour les ramener Onze jeunes d'Illizi sont dans les maquis



Mohamed Adami, député à l'APN de la wilaya d'Illizi, interpelle les pouvoirs publics pour «une intervention urgente» visant à convaincre les jeunes de Djanet ayant fui la région vers les maquis du Sud depuis plusieurs mois à rentrer chez eux.
«J'interpelle le premier ministre et sollicite même le président de la République pour prendre attache avec ces jeunes dans les plus brefs délais et leur donner des assurances et une protection afin de les convaincre de rentrer chez eux. Ces jeunes, au nombre de onze, ont fui vers les maquis depuis le mois de mai dernier et personne n'est au courant de l'endroit où ils se trouvent actuellement. Certaines rumeurs dans la région font état de leur présence au Mali alors que d'autres évoquent un éventuel déplacement vers la Libye», dira M. Adami.
«Cette intervention s'avère aujourd'hui nécessaire vu la délicatesse de la situation sécuritaire dans la région et la libre circulation des armes depuis le déclenchement de la guerre en Libye qui n'a fait qu'enfoncer encore la région dans des problèmes énormes», a-t-il ajouté. «Nous ne voulons pas que nos jeunes Algériens soient récupérés par des mouvements terroristes quelconques. Ce sont nos enfants, nous devons les protéger», a dit M. Adami. Selon lui, ces jeunes ont pris la fuite vers les maquis suite à la forte pression exercée sur eux par tous les acteurs de la société.
«Ce sont des jeunes issus de Ouargla, de Djelfa, de Ghardaïa et d'Illizi. A chaque fois qu'il y a un incident dans n'importe quelle région du sud, des doigts accusateurs sont orientés vers eux. On les rend responsables de tout ce qui se passe en dépit de leurs déclarations qu'ils n'ont aucun lien avec ces événements», dira M. Adami. Selon lui, ces jeunes ont sollicité l'intervention du président de la République Abdelaziz Bouteflika lors de sa dernière visite en 2004 pour leur régler un certain nombre de problèmes.
Ils ont demandé le transport aérien pour les malades vers les structures hospitalières du nord en cas de nécessité, du travail et le développement local. Le président Bouteflika a, à l'époque, donné instruction au wali pour prendre en charge ces doléances. Ces jeunes ont cru à cette lueur d'espoir et attendu que les autorités locales exécutent les directives du chef de l'Etat. Plusieurs mois ont passé sans qu'il y ait un changement de situation. Les jeunes se sont déplacés vers l'APC pour demander des comptes. Cela a fini par les événements regrettables du saccage du siège de l'APC».
Ces jeunes ont été interpellés et placés sous mandat de dépôt pendant trois mois. C'est le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia qui s'est déplacé pour veiller à leur fin de détention. En 2006, n'ayant toujours pas vu leurs revendications prises en charge, ces jeunes sont partis dans les maquis. C'est grâce à l'intervention personnelle du chef de l'Etat qui a dépêché des cadres pour négocier leur retour qu'ils sont retournés en ville. «Mais il se trouve que ces jeunes sont encore recherchés par les services de sécurité. Ils n'ont droit ni au déplacement ni au travail.
Leurs tentatives pour se faire élire à l'APN et à l'APC sont restées vaines puisque les listes qu'ils ont présentées ont été rejetées avec comme argument avancé par l'administration locale leur participation à des saccages», dira notre interlocuteur. «Depuis, ces jeunes ont été accusés d'être derrière l'attentat de Tamanrasset, celui de Ouargla, du rapt du wali d'Illizi alors qu'ils ont clamé leur innocence». M. Adami affirme que la dernière accusation et la pression terrible exercée sur ces jeunes depuis l'attentat terroriste de Ouargla ont été à l'origine de leur fuite vers les maquis.
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