
L'institutionnalisation du jumelage entre hôpitaux du Nord et ceux du Sud est une décision qui a été prise par le gouvernement pour résoudre le déficit dont souffrent les populations du Grand-Sud. Une opération délicate nécessitant la mobilisation de moyens humains et logistiques, selon les responsables centraux, mais tant qu'il y a la volonté politique, les obstacles peuvent être vaincus. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière en charge de cette mission n'a ménagé, depuis la mise en ?uvre de ce dispositif spécial, aucun effort pour assumer la responsabilité qui lui incombe. En plus du jumelage, la prise en charge de la santé publique dans ces régions enclavées et éparses est assurée par des équipes mobiles qui vont à la rescousse des malades dans ces régions. Cette prise en charge était par le passé assurée à titre bénévole ou par les médecins du secteur de la santé militaire qui ne répondaient pas à toutes les attentes.Aujourd'hui, ce dispositif spécial commence à porter ses fruits malgré les quelques difficultés constatées sur le terrain. Mais, globalement, les objectifs sont atteints. Les bilans présentés récemment par des directeurs de la santé locaux et ceux des hôpitaux sont positifs. Omar Beredjouane, inspecteur au niveau du ministère de la Santé, a fait savoir que les missions effectuées dans le cadre du jumelage par les centres hospitalo-universitaires de Tizi Ouzou et de Beni Messous ont permis d'effectuer 1.000 consultations et plus de 100 interventions chirurgicales spécialisées. Les équipes du Nord peuvent, par la même occasion, donner la chance aux médecins généralistes de se former sur la cancérologie, selon lui. Le Pr Ziri, directeur du CHU de Tizi Ouzou, a indiqué que son établissement a assuré deux missions à Illizi ayant permis de consulter 700 malades, en exprimant sa disponibilité à accompagner les wilayas du Sud même en matière de formation des professionnels de la santé, selon un programme « tracé d'avance pour mieux gérer cette opération qui doit s'inscrire dans la durée ». Le CHU de Beni Messous a assuré, durant l'année 2016, la couverture de 7 spécialités, selon Chaouch, le directeur de l'hôpital, en promettant de porter le nombre de spécialités à 9 en janvier 2017. « C'est une bonne évolution », dira-t-il. Boulifa Abbas, directeur de la santé de la wilaya d'Illizi, a soulevé le problème de mortalité maternelle. Selon lui, des femmes enceintes décèdent parfois avant d'accoucher en raison de l'éloignement des structures de santé. « Il faut parcourir parfois 400 km sur des routes délabrées pour y arriver », a-t-il fait savoir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamila C
Source : www.horizons-dz.com