
Tayeb Bikada, un handicapé moteur, âgé de 22 ans, nous a reçus avec un sourire bienveillant dans sa boutique. Le handicap de ce jeune talent ne l'a nullement empêché d'ouvrir une boutique et d'investir dans la cosmétique depuis mai 2014.Tayeb vit au chef-lieu de la commune de Bordj Omar Driss, à 700 km au nord d'Illizi, il a abandonné les bancs de l'école à partir de la première année moyenne pour aider ses parents et ses frères. Il n'a pas baissé les bras malgré les dures conditions de vie de cette frange vulnérable de la société. «J'ai débuté par une petite baraque au centre-ville, mais je n'ai pas pu résister au froid l'hiver et les grandes chaleurs d'été», dira Tayeb.Et de poursuivre : «Je me suis installé au chef-lieu de la wilaya, à 700 km, et après un véritable parcours du combattant avec l'administration, j'ai obtenu un registre du commerce, il y a quatre mois, et ouvert ma nouvelle boutique !» Et d'ajouter : «Je me rends régulièrement à Ouargla pour m'approvisionner.»Face à l'inexistence quasi-totale d'institutions étatiques pour garantir aux personnes aux besoins spécifiques l'éducation, l'enseignement et les différents dispositifs de formation et d'intégration sociale, afin de faire valoir leurs intérêts moraux et leurs droits : «A chaque fois, on nous donne un fauteuil roulant.Où sont les droits des personnes handicapées dans les domaines de la santé, l'éducation, la formation professionnelle, l'emploi, les loisirs, et le droit au logement.» Avant de préciser : «Il y a plusieurs handicapés qui cachent leur handicap dans cette société et j'ai tout expliqué lors d'une rencontre à Djanet, à 1100 km, mais rien n'a changé à ce jour.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bouda Brahim
Source : www.elwatan.com