La mauvaise gestion qui caractérisait l'entreprise et les scandales de Sonatrach ont réduit notre marge de man'uvre dans la prospection de nouveaux marchés. Pourtant, depuis le divorce avec le partenaire français le 7 décembre 2011, c'est une nouvelle dynamique qui s'est installée dans les différents rouages de l'entreprise», indique Djelloul Safar, P-DG de l'entreprise Safir, une filiale de Sonatrach créée le 23 janvier 1991 et basée à Oran.
Safir, spécialisée dans l'étude et l'engineering qui avait une belle carte de visite lors de son démarrage, a vu son élan brisé par l'arrivée d'un partenaire français dans le cadre d'une joint-venture entre Sonatrach et Sonelgaz. «Ce dernier, qui n'était pas spécialisé dans l'engineering, détenait 49% des parts du capital social de la société, ce qui faisait de lui, on ne sait par quel miracle, l'actionnaire majoritaire à titre individuel», fera remarquer M. Safar.
Quand, en 2010, éclate le scandale qui avait conduit l'ancien P-DG, M. Nechniche, en prison où il purge une peine au même titre que d'autres cadres de Sonatrach et de l'activité Aval, l'image de Safir a été sérieusement écornée.
Elle peinait à trouver des marchés malgré le savoir-faire de ses cadres dont certains avaient assuré l'étude d'engineering et la réalisation de la raffinerie de Nouadhibou en Mauritanie. «Nous avons mis en place une nouvelle philosophie pour relancer l'activité et surtout prouver que l'essor de l'entreprise a été brisé par l'épisode du partenariat avec les Français, dont nous supportons à ce jour les conséquences aussi bien sur le plan financier que marketing», assure M. Safar.
Actuellement et partant de la nouvelle dynamique qui s'installe, l'entreprise commence à retrouver une place sur le marché. «Nous avons été sérieusement handicapés, mais notre courage et notre pugnacité nous ont permis de gagner quelques contrats, à l'instar de l'étude et la réalisation du pipeline d'Illizi-Djanet-Bordj Haoues destiné à alimenter ces contrées en gaz de ville. C'est un contrat que nous avons réalisé grâce au concours de sous-traitants soigneusement sélectionnés.
Nous en sommes fiers et cela nous permet de lever les réticences qui entravaient notre évolution dans le marché», indique M. Safar. Ce dernier ne manquera pas de rappeler que Safir a besoin de temps et de moyens pour reprendre son rythme de croisière.
«Nous disposons d'un grand savoir-faire qu'il faut capitaliser pour le strict intérêt du pays. Il faut mettre à l'aise notre personnel. Savez-vous qu'un ingénieur de Sonatrach perçoit un salaire supérieur de 70% par rapport à nos ingénieurs. Ces disparités ne doivent plus exister pour ne pas perdre des compétences qui sont sollicitées par les multinationales.
Nous devons mettre en place les conditions qui permettent l'épanouissement de ces jeunes cadres», affirme-t-il avant d'indiquer que l'image de l'entreprise mère Sonatrach et de ses filiales ne doit pas souffrir des retombées de certaines pratiques qui ne sont pas des modes de gestion, mais plutôt l''uvre de certains cadres qui ont failli. «Sonatrach doit être au-dessus de tous les scandales».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Ben
Source : www.letempsdz.com