
L'attaque terroriste de Tiguentourine n'a pas fait que des victimes humaines. En effet, parmi les dommages collatéraux, les entreprises opérant dans la région et même celles implantées dans les autres sites énergétiques. Chaque fois qu'un incident de grande ampleur frappe le Sud (prise d'otages, guerre à nos frontières, attentats terroristes'), l'accent est mis, à juste titre d'ailleurs, sur les retombées négatives de ce type d'événements sur l'activité touristique. Toutefois, l'attaque aurait une "très limitée" répercussion sur le tourisme en Algérie. C'est du moins ce qui a été affirmé par le ministre du Tourisme et de l'artisanat, Mohamed Amine Hadj Said. A cet effet, le successeur de Benmeradi a déclaré "les évènements survenus en début d'année au niveau du site gazier de Tiguentourine dans la wilaya d'Illizi ont influé de manière " très limitée " sur le flux touristique vers les wilayas du sud du pays et le tourisme dans notre pays n'en a pas pâti car notre Sahara est sécurisé".Hadj Said qui était l'invité du forum du quotidien Echaab "Actuellement, l'Algérie figure parmi les quelques pays qui jouissent de la stabilité", a fait savoir le ministre rappelant que la promotion du tourisme intérieur figurait parmi les priorités de son secteur au même titre que le tourisme extérieur. L'Algérien "doit prendre conscience de toute l'importance du volet tourisme pour qu'il puisse mieux accueillir les touristes étrangers", a poursuivi le ministre, ajoutant que "l'erreur commise dans les années 90 consistait en la promotion de la destination Algérie à l'étranger au détriment du tourisme intérieur".
Pour M. Hadj Said, l'Algérie ne peut tirer profit du recul des flux touristiques vers certains pays connus pour être des destinations touristiques par excellence "du fait des crises internes qui les secouent", car "n'étant pas encore prête pour accueillir un grand nombre de touristes, notamment en l'absence d'infrastructures d'accueil et au vu de la faible qualité des prestations hôtelières".
Il a, dans ce contexte, rappelé que 70% des 90 000 lits autorisés par le ministère du Tourisme, ont été réalisés dans des régions urbaines, ce qui est communément appelé tourisme d'affaires. La stratégie adoptée par le ministère consiste, selon M. Hadj Said, en la création de nouveaux produits touristiques tels le tourisme de montagne et le tourisme thermal pour éviter toute dépendance saisonnière.
Pour ce faire, il convient d'encourager les investissements en dehors des régions côtières, a conclu le ministre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ouzzani S
Source : www.lemaghrebdz.com