
Les parlementaires sont allés jusqu'à demander au gouvernement « un programme exceptionnel » pour « lutter contre la pauvreté, stabiliser les populations, résorber les retards en matière de développement dans tous les secteurs en prenant en charge, surtout, leurs spécificités, comme lieu stratégique et carrefour de transit de 40 nationalités si l'on prend l'exemple de Tamanrasset », selon un parlementaire qui a relevé « le risque de prolifération d'épidémies ». Le représentant de la capitale de l'Ahaggar au Conseil de la nation a également appelé à « donner leurs chances aux compétences locales » pour accompagner la mise en ?uvre de ce programme sur le terrain. Abbas Bouamama et Hassani Saïdi (RND) parleront, eux aussi, de ces régions où des « projets datant de 2006 (Illizi) n'ont pas vu encore le jour ». Le représentant de Béchar a parlé de la « sensibilité » des zones frontalières, au regard notamment des activités de contrebande, tandis qu'un autre a évoqué la question de « l'évaluation sur le terrain », citant des exemples de projets dans le domaine de l'habitat avec les différentes variantes qui ont « accusé des retards » et n'ont donc pas connu une réception au profit des populations. Un autre élu, Berradja, de Bejaïa, a appelé à la création d'un fonds spécial pour le développement des zones montagneuses, à l'image de celui destiné au Sud et aux Hauts-Plateaux.Encourager les investisseurs dont les projets ont donné de « bons résultats » Belkacem Kara (FLN) a tenu à dénoncer « les obstacles bureaucratiques qui entravent l'investissement dans le domaine de l'industrie notamment », appelant à encourager ceux dont les projets ont donné de « bons résultats », plus exactement par la création d'emplois. Lamouri Lakehal, de Sétif, a appelé, de son côté, le gouvernement à « une mobilisation » pour la concrétisation sur le terrain des différents volets de ce plan d'action. Il s'est attardé sur la question de la réconciliation nationale qui a donné des « résultats probants en termes de stabilité » pour le pays et de « paix pour les populations qui ont vécu une décennie de terreur », ajoute-t-il. Lamouri a appelé, par la même occasion, le gouvernement à « ne pas oublier ceux qui se sont battus aux côtés de l'Etat » en « mettant en application la disposition de la loi de finances de 2014 » qui traite de leur statut. Son collègue Abdelkader Kaci (FLN) a préféré évoquer tamazight, « oubliée », dit-il dans ce plan d'action. « Rien n'a été fait sur le terrain pour son développement depuis la création du HCA ou sa constitutionnalisation en 2008 par le président de la République », selon lui. Aïcha Barki, représentant le tiers présidentiel, a déploré que le plan d'action ne s'exprime pas sur la stratégie d'alphabétisation menée en Algérie, souhaitant que le gouvernement en fasse aussi « un bilan d'exécution » pour en connaître les résultats. Autre intervenant, Abdelkader Slimani du RND (Boumerdès) insistera, lui, sur la lutte contre la corruption et l'implication des élus dans la gestion des programmes. Enfin, Tahar Khelil du RND et président de la Chambre de commerce estime que le programme 2015-2019 est « une véritable feuille de route pour la réalisation d'autres projets », souhaitant qu'il y ait, d'abord, avant ce débat, « une évaluation des précédents programmes pour éviter les erreurs du passé ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Daghefli
Source : www.horizons-dz.com