Illizi - A la une

Les entreprises nationales innovent



Initialement programmée au mois d'octobre dernier et reportée en raison de l'épidémie de Covid- 19, la 11e édition du Salon international des énergies renouvelables, énergies propres et du développement durable ERA s'est ouverte lundi au niveau du Centre des conventions d'Oran.Présent à l'inauguration de cet évènement qui a réuni une cinquantaine d'entreprises représentant les grands groupes dans le domaine des énergies renouvelables, le président-directeur général de Sonelgaz, M. Chaher Boulakhras, a fait rappeler que l'Algérie a une chance énorme lui permettant de profiter d'une politique énergétique au vu de ses ressources importantes, «en énergies renouvelables et en particulier l'énergie solaire».
Le P-dg de Sonelgaz a souligné que « tant que l'on ne maîtrise pas soi-même les technologies et leur application sur le terrain, toutes ces particularités dont dispose le pays ne suffiront pas». L'énergie solaire, qui est une richesse énorme qui ne demande qu'à être exploitée au mieux, requiert une importance particulière, dira l'intervenant. «Les études dont nous disposons maintenant par rapport aux techniques de trekking démontrent que Dieu nous a donné un potentiel solaire si important parmi les plus grands dans le monde, en Algérie nous n'avons pas besoin de suivre le soleil par le système trekking Est-Ouest. Avec les installations fixes sur la moyenne annuelle, on peut avoir un excellent rendement tout en évitant l'investissement dans les trekkings qui demandent de la consommation d'énergie et de l'entretien.»
Il fera remarquer que ce procédé est nécessaire pour d'autres pays, parce qu'ils sont dans le meilleur des cas avec 900 ou 1 000 heures d'ensoleillement. «Nous, nous en sommes à 2 500/3 000 h».
Présente à cet évènement, Sonatrach, par le biais de son directeur central recherche et développement, évoquera la mise en place d'une capacité d'un gigawatt au niveau national, à l'horizon 2030. «Nous voulons passer à une autre solution : produire de l'électricité avec une autre énergie qui n'est pas le gaz, donc avec des panneaux photovoltaïques qui sont un peu le cheval de bataille aujourd'hui. Notre principal objectif : produire à un prix moins cher que celui produit par le gaz.»
L'intervenant précisera que cette capacité va permettre de réduire le taux de consommation en gaz, en interne, au niveau des installations industrielles de Sonatrach. Ceci, dira-t-il, «en la substituant en consommation renouvelable génératrice d'électricité, et ce, à l'horizon 2030». Actuellement, deux stations sont déjà opérationnelles : l'une située à Hassi R'Mel, conçue dans les années 90, et une autre, inaugurée en 2019 dans la région d'Illizi.
«Chacune a une capacité de 10 mégawatts (...) Ainsi que la mise en place de nouvelles centrales photovoltaïques pour compléter la capacité.» Dans ce cadre, il y a plusieurs projets en cours de réalisation afin d'atteindre l'objectif de 1 gigawatt. De son côté, le représentant de Naftal a présenté à l'assistance «le projet phare le dual-fuel», qui consiste en la conversion GPL/diesel. «Pour cette phase, nous avons réalisé trois tests. Le premier au niveau des véhicules légers, qui roulent en diesel et l'expérience a donné une économie de 30 à 32% sur le gasoil. En seconde phase, nous avons travaillé avec l'Etusa et nous avons converti un bus avec un premier résultat d'économie de 24% sur le gasoil. À présent, les tests en urbain avec le bus du transport du personnel pour voir le comportement et essayer de calculer ce qu'on va gagner comme gasoil.
La troisième phase, c'est le transport routier : nous avons transformé un bus avec une économie de 24%, et actuellement, il démarre de Remchi vers Adrar et fera 1 200 kilomètres pour calculer véritablement le gain.»
Le représentant de l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'utilisation de l'énergie (Aprue) affirme, pour sa part, que «nous avons des programmes pour les ménages pour le remplacement des lampes à incandescence par des lampes LED. À présent, il existe un programme de diffusion d'un million de lampes et tout un programme de formation destiné aux industriels et aux collectivités locales notamment : l'audit énergétique, l'efficacité énergétique en bâtiment...». L'objectif dans l'immédiat étant d'atteindre 10% d'économie de l'énergie, «et à très court terme, c'est l'équivalent de 6,8 millions de tonnes équivalent pétrole. C'est très important. Si on veut atteindre ce taux, il faut qu'on démarre aujourd'hui».
Cette édition se poursuivra jusqu'au 26 mai, avec la tenue en parallèle d'un cycle de conférences, destiné à prolonger les échanges entre les exposants et le public autour de questions aussi importantes que «l'efficacité énergétique et l'économie d'énergie, la place des start-up dans la transition énergétique, la «bancabilité» des projets EnR, ou encore les appels d'offres en tant qu'éléments essentiels dans l'attractivité des projets EnR».
Amel Bentolba
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