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Les derniers repentis du désert



Les derniers repentis du désert
Une expérience dans la lutte antiterroriste reconnue au niveau mondialAyant acquis une large expérience des 15 années de lutte antiterroriste à laquelle sont venus s'ajouter l'affinement des techniques du renseignement et le recoupement des données, l'armée est sur le point d'extirper les groupes terroristes encore en activité au Sud.Encore une fois, quatre terroristes se sont rendus, il y a 48 heures aux autorités sécuritaires dans la localité frontalière de Tarat relevant du secteur opérationnel d'In Amenas dans le sud du pays. Il s'agit des terroristes recherchés dénommés B. Djelloul, B. Abdelmalek, B. Miloud et B. Cherif». Un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN) indique que ces quatre terroristes étaient en possession de quatre pistolets-mitrailleurs de type Kalachnikov et huit chargeurs garnis. Quelques jours plus tôt, deux autres terroristes se sont rendus au niveau du secteur opérationnel d'In Amenas. L'un d'entre ces repentis répondant aux initiales H. Ali alias Ali Bouamama a rejoint les groupes terroristes depuis plus de 10 ans. Le 16 du même mois, deux éléments ont signé leur reddition. Les dénommés B. Abdelkrim alias Abou Zaïd et F. Othmane alias Abou Naïm se sont rendus aux autorités militaires de Tamanrasset. Un mois plus tôt, soit en octobre, deux autres se sont rendus à Illizi. Le bilan du mois d'octobre fait d'ailleurs état de la neutralisation de sept terroristes qui ont été abattus lors d'une opération qualitative de l'ANP, alors que quatre autres ont été arrêtés. Toujours durant ce mois d'octobre, ce sont quatre terroristes qui se sont rendus, selon un bilan de l'ANP, avant qu'un autre ne dépose les armes à Ouargla. A Adrar, trois islamistes ont mis fin à leurs activités terroristes en rendant leur armes à l'armée. Au tout début du mois, l'armée a fait état de la reddition de deux terroristes à In Amenas. Acculés par les forces de l'ANP qui maillent le Grand Sud, ces terroristes n'ont d'autre alternative que de se rendre avec armes et bagages. Les opérations de repentance au niveau du sud du pays sont de plus en plus remarquables. Cela tend à supposer plusieurs lectures pour déterminer les raisons qui poussent ces repentis du désert à vouloir rompre avec les activités subversives. Certains sont activement recherchés, d'autres le sont moins, cependant tous décident de consommer le divorce d'avec les réseaux criminels. Pour les sources sécuritaires, l'une des raisons est due aux conséquences du processus de la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale dont peuvent bénéficier ces repentis. Mais reste que le plus important, ajoutent nos sources, est l'effort inconditionnel des forces de sécurité à ramener ceux-là même vers le droit chemin pour leur permettre de réintégrer la société et limiter surtout l'effusion de sang. Nos sources citent d'autres facteurs dus à l'isolement de ces repentis: manque de soutien, absence de moyens et la rupture imposée par les forces de sécurité entre les éléments terroristes et leurs complices engagés dans la contrebande et le trafic de drogue. Le fait est aussi particulier. Depuis que l'ANP s'est investie dans le combat sans merci contre les narcotrafiquants et les contrebandiers, enregistrant des bilans plus que satisfaisants, les réseaux terroristes n'ont plus aucun soutien financier. Leur mobilisation est de plus en plus limitée, en un mot, l'ANP fausse tous les calculs des réseaux terroristes. On n'entend plus parler du Mujao, ou moins, de Mokhtar Belmokhtar qui s'est résigné pour émigrer en Libye et a fui la pression de plus en plus accrue de l'ANP. En réalité les terroristes craignent désormais l'aventure au Sud, notamment depuis l'assaut spectaculaire d'une unité spéciale de l'ANP, à Tiguentourine, lors de l'attaque d'un site gazier. Une opération qui a permis de sauver plus de 600 otages en un temps record, alors que le monde occidental a cru un instant pouvoir intervenir avec ses avions et ses chars. Un assaut qui fut en 2013 une leçon pour les plus avertis et surtout une démonstration des grandes capacités de l'ANP qui restera dans les annales de l'Histoire car il s'agissait de la plus grande prise d'otages que connaîtra peut-être le monde. L'opération qui n'a enregistré que très peu de victimes avait dissuadé de nombreux prédateurs. Tout le groupe a été neutralisé malgré qu'il ait été surarmé et soutenu. Cette force de dissuasion a également eu une grande influence sur les réseaux terroristes qui se sont retranchés au Mali, au Niger et en Libye.Ayant acquis une large expériences des 15 années de lutte antiterroriste, ajoutés à cela l'affinement des techniques du renseignement, le fichage et le recoupement des données, l'armée est sur le point d'extirper les groupes terroristes encore en activité au Sud. Avec un pareil bilan, on est en mesure de conclure que l'Armée nationale populaire assume parfaitement ses engagements en ce qui concerne la lutte antiterroriste et les fléaux de la contrebande et du trafic d'armes et de drogue dans toutes ses dimensions, assurant ainsi une continuité pour instaurer définitivement la paix et la réconciliation nationale qui demeurent la clé menant à l'anéantissement des réseaux terroristes.
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