Illizi - Chouhadas et Moudjahidines

Les députés expriment leurs préoccupationsDébat sur la loi de finances pour 2014



Les députés expriment leurs préoccupationsDébat sur la loi de finances pour 2014
Khalil Oukabdène (FLN) a estimé nécessaire et urgent la mise en place des mécanismes de contrôle pour faire valoir l'Etat de droit. « Le développement et l'amélioration des conditions de vie du citoyen ne doivent pas se limiter à dépenser des sommes colossales, il faut également mettre des mécanismes de contrôle adéquats », a-t-il précisé. Relevant les défaillances enregistrées dans la réalisation des grands projets, le député a insisté sur « l'évaluation du travail accompli pour situer les responsabilités et les causes de ces défaillances ». « A Quand l'introduction de la notion de démission des responsables en cas de mauvaise gestion ' », s'est-il interrogé. M. Oukabdène est revenu, aussi, sur les résultats du plan de développement, insistant sur la nécessité de développer l'investissement dans les secteurs producteurs de richesse et d'emplois, hors hydrocarbures. Brahim Touahria, député d'Illizi, a évoqué l'épineux problème des agences de recrutement dans le Sud. « La situation n'a pas changé depuis l'année dernière et les entreprises qui recrutent pour les compagnies pétrolières font dans les mêmes pratiques. Les choses ne sont pas très claires », a-t-il indiqué. Pour Mohamed Kamel Abazi du TAJ, l'importance de la loi de finances et des efforts déployés par l'Etat résident « dans leur impact sur la vie quotidienne des citoyens et même des générations futures ». Tout en saluant les facilitations fiscales accordées aux investisseurs, le député exige la mise en place « de mécanismes administratifs pour évaluer l'effet de ces exonérations et le suivi des produits subventionnés par l'Etat à travers la promulgation d'une loi sanctionnant les pratiques frauduleuses ». Il a également appelé « à la libération du foncier dans le Sud et l'amélioration des conditions d'investissement à travers l'éradication de la bureaucratie ». M. Abazi a salué la décision de création d'un ministère chargé du Service public « susceptible d'instaurer le sérieux et le professionnalisme au sein de l'administration algérienne ». Ahcène Laskri, député du Front de la justice et du développement, a appelé à la nécessité « d'augmenter les salaires de tous les travailleurs algériens qu'ils soient du privé ou du public, relevant l'importance de l'écart des salaires entre les deux secteurs ». « Cette augmentation est nécessaire, selon lui, et servira à faire face à la cherté de la vie ». L'élu a abordé la question de l'instabilité des prix des produits alimentaires, imputant cela « à l'absence d'un mécanisme de contrôle des produits soutenus par l'Etat ». Les députés sont également revenus sur les ressources de l'Etat basées à 98% sur les exportations des hydrocarbures, une situation qui dure depuis plusieurs années, appelant à la nécessité « de mettre en place un plan économique clair et efficace qui permettra à l'Algérie de dépasser cette situation ». Ils se sont posé la question sur « l'adéquation des dépenses effectuées dans plusieurs projets avec la réalité des réalisations ». La réduction de la facture des importations, la préparation de l'après-pétrole, la création d'emplois et l'impact de la chute des prix du pétrole sur le budget de l'Etat sont les autres préoccupations soulevées par les députés. Bakir Omar Kara, membre de la commission des finances, estime que le gouvernement « a su sauvegarder le pouvoir d'achat et la valeur de la monnaie nationale grâce à la rigueur dans la gestion des paramètres macro-économiques, qui a épargné l'Algérie des impacts de la crise économique mondiale ». Le député suggère « l'application de la règle de la préférence nationale à hauteur de 70% au profit des entreprises nationales associées au capital des firmes étrangères d'importation des produits destinés à la vente ».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)