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Le centre universitaire crée la polémique Le manque d'enseignants fait défaut à Illizi



Le centre universitaire crée la polémique                                    Le manque d'enseignants fait défaut à Illizi
Rachid Harraoubia, actuellement en visite d'inspection des chantiers du nouveau centre universitaire d'Illizi, perpétue l'éternelle politique du remplissage.
Annoncée en grande pompe depuis quelque temps, l'implantation d'un centre universitaire dans la capitale du Tassili crée une polémique au sein de la société civile d'Illizi, qui semble loin d'approuver ce projet jugé inopportun pour une wilaya classée parmi les dernières au classement national, tant par le nombre de candidats que par le nombre de lauréats. 46e sur un total de 50 circonscriptions en 2011, Illizi souffre chaque année du manque d'enseignants dans les matières principales de l'enseignement général et technique et d'un déficit alarmant en enseignants de langues étrangères à l'instar des wilayas du Sud et de l'extrême Sud du pays.
Ceci au moment où le ministre du secteur annonçait, il y a quelques jours, de nouvelles mesures incitatives qui ne voient pas de concrétisation réelle sur le terrain, au vu de la crise persistante et des résultats aux examens nationaux, qui classent les wilayas du Sud en général à la traîne par rapport au reste du pays. Ainsi, des présidents d'associations culturelles du Tassili estiment que «le nombre peu important de bacheliers, ainsi que l'absence d'un encadrement local de haut niveau devraient plutôt inciter les autorités du pays à répondre autrement que par des infrastructures en béton à la réalité de l'enseignement en général et de l'enseignement supérieur en particulier, dans cette wilaya de l'extrême Sud».
Caractérisée par l'isolement, l'absence d'un réseau routier solide et sécurisé, d'une dynamique économique, et surtout des secteurs comme la santé et l'éducation des moins performants, l'implantation d'un centre universitaire est la dernière des priorités de cette wilaya, quoi qu'en disent les plus hautes autorités et les autorités locales.
Nos interlocuteurs pensent que «les rares bacheliers de la wilaya d'Illizi devraient au contraire être chouchoutés et encadrés pour effectuer des études ciblées et voir que leur vie est ailleurs afin d'apporter une expérience et une vision nouvelle à leur wilaya d'origine à leur retour». Ainsi, Rachid Harraoubia, actuellement en visite d'inspection du chantier du nouveau centre universitaire d'Illizi perpétue l'éternelle politique de remplissage et de saupoudrage avec une université dans chaque wilaya quelles qu'en soient les motivations ou l'utilité finale.
Pour la première fois depuis longtemps, des habitants d'Illizi, qui sont loin d'être inconscients de leurs besoins vitaux, pensent que ce projet, qui a bénéficié d'une enveloppe de 40 milliards de centimes, dans le cadre du programme de développement des wilayas du Sud, aurait pu servir à la création d'une usine ou d'un quelconque projet structurant visant à donner de l'emploi et améliorer la vie socio-économique de la capitale du Tassili. Rappelons enfin, que le futur centre universitaire d'Illizi sera d'une capacité de 1 000 places pédagogiques et 500 lits. Oui mais pour qui '
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