
Ils vont enfin sortir de l'anonymat. Les citoyens non- inscrits à l'état civil, un phénomène répandu dans le sud du pays, pourront enfin s'identifier.Le gouvernement compte en finir avec cette situation.Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, a affirmé jeudi dernier que de nouveaux mécanismes seront mis en place pour une prise en charge pratique du dossier des citoyens non inscrits à l'état civil, phénomène répandu au sud du pays.«De nouveaux mécanismes seront mis en place pour une prise en charge pratique de ce dossier», a annoncé le ministre qui répondait à une question d'un député du FLN portant sur le problème des personnes non inscrites à l'état civil surtout dans les wilayas de Tamanrasset et d'Illizi. Se voulant rassurant, M.Bedoui a fait savoir que cette question «sera inscrite parmi celles qui seront examinées par les wilayas déléguées devant être créées au sud du pays». Il a rappelé que la règle en vigueur en matière d'enregistrement des actes de l'état civil s'appuyait essentiellement sur la déclaration, qui est un acte personnel. Il a indiqué que la législation relative à l'état civil autorise toute personne concernée de formuler une demande auprès du procureur de la République, munie de documents attestateurs, afin de publier une décision juridique prévoyant l'inscription de l'acte de la personne omise relatif aux ascendants et aux descendants non déclarée dans les délais fixés. Malgré les différents recensements lancés auparavant, des dizaines de personnes sont restées anonymes.Concernant les régions du Sud et vu le caractère sensible de la question dû aux facteurs historiques, sociaux et environnementaux, «le ministère de l'Intérieur a chargé les wilayas concernées d'établir un guide pratique qui englobe tous les documents devant être enregistrés à l'état civil selon la nature de l'acte non inscrit», a-t-il souligné. Selon le patron de l'Intérieur, des instructions ont été données aux présidents des APC, en vue de faciliter la tâche aux citoyens du Sud.Les commissions consultatives de wilaya installées ont été chargées d'organiser une large opération de sensibilisation sur l'importance des mesures prises au profit de ces wilayas. M.Bedoui a précisé que les cas en suspens du «non-enregistrement» sont essentiellement dus au manque de sensibilisation et d'information des citoyens sur leurs droits et devoirs, appelant les représentants de la société civile et les élus locaux à contribuer davantage aux opérations de sensibilisation pour clore définitivement ce dossier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadia BENAKLI
Source : www.lexpressiondz.com