
La situation sécuritaire dans le Sud reste l'une des priorités du pays d'autant plus que l'instabilité chronique des pays frontaliers laisse présager du pire. A la lumière des dernières opérations antiterroristes, le chef de l'Etat a présidé, mardi, une réunion restreinte de haut niveau consacrée à ce dossier. Etaient présents à ce rendez-vous, et outre Sellal, les premiers responsables des services de sécurité et de l'armée à savoir le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'ANP, le conseiller chargé de la coordination des services de sécurité rattachés à la présidence de la République, le commandant de la Gendarmerie nationale et le directeur général de la Sûreté nationale.Cette coordination en haut lieu intervient alors que la situation sur le terrain ne cesse d'évoluer sous la menace d'incursion terroriste venant des frontières Est et s'engouffrant dans le sud du pays. La menace est réelle cristallisée par les dernières opérations antiterroristes qui se sont soldées par la neutralisation de nombreux hommes armés se prévalant de Daech. Le point commun de ces menaces est leur origine: la Libye et Daech. Ainsi, les services de sécurité ont déjoué une tentative d'attentat par un groupe armé islamiste du Park-mall de Sétif, évitant un carnage sans précédent surtout que le centre commercial attire environ 40.000 visiteurs par jour. Les préposés à l'attaque kamikaze ont été tués le 31 mai dans une embuscade de l'armée près de Guelta Zerka, à quelque 40 km à l'est de Sétif et étaient en lien avec Daech en Libye.Par ailleurs, les gardes-frontières ont appréhendé, ce lundi, un groupe terroriste à El-Makam, dans la province d'Illizi, près de la frontière libyenne. L'Algérie sait qu'elle fait face à un terrorisme résiduel alimenté logistiquement et idéologiquement de l'extérieur, plus particulièrement en provenance de Daech en Libye. Et tant que la situation dans ce pays n'a pas été pacifiée et les troupes de l'EI encore capables de nuire, le danger terroriste sera toujours d'actualité en Algérie. Le travail des services de sécurité est rendu d'autant plus délicat que la menace d'un loup solitaire ou «solo-djihad», nouveau concept adopté par les spécialistes du terrorisme en France pour qualifier un «terrorisme de franchise», pèse de plus en plus dans l'équation sécuritaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Wafi
Source : www.lequotidien-oran.com