
Son déplacement prévoit les mécanismes à mettre en oeuvre pour coordonner les efforts et faire face à la menace terroriste qui prend de l'ampleur.Dans le but évident de lancer un processus de coordination plus précis en matière de lutte antiterroriste, le Premier ministre Abdelmalek Sellal annonçait depuis Paris son déplacement en Libye d'ici la fin du mois en cours. Une visite qui intervient dans un contexte particulier, marqué par une instabilité sécuritaire avérée dans ce pays voisin, notamment aux frontières, «extrêmement perturbées», a souligné M.Sellal dans une déclaration. Son déplacement prévoit les mécanismes à mettre en oeuvre entre les deux pays afin de faire face à la menace terroriste qui prend de l'ampleur. Celle-ci étant directement liée au trafic de drogue comme l'a précisé le Premier ministre, n'est certainement pas près de limiter son émergence à la seule région et sous-région de la zone africaine.La menace est transnationale d'où l'importance de demeurer vigilant. Agir en conséquence de la menace a toujours été l'un des principes fondamentaux de l'Algérie qui n'a pas lésiné sur les moyens, aussi bien humains, que matériels pour affronter la bête immonde. Considérée comme le pilier indispensable en matière de lutte antiterroriste en Afrique, l'Algérie a été en mesure de démontrer avec ferveur qu'elle possède toutes les compétences militaires quand il s'agit de la protection de ses frontières et de son territoire. Dans ce contexte, d'ailleurs, une haute responsable du Pentagone, Amanda Dory, avait à la fin du mois dernier souligné que «l'Armée algérienne assure avec succès la protection des frontières Sud pour empêcher des incursions terroristes». Lors de son intervention, la même responsable, a indiqué également «de par sa situation géographique stratégique au Maghreb et sa longue histoire de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent sur son territoire, l'Algérie constitue un pilier pour, non seulement lutter contre Al Qaîda au Maghreb islamique et ses groupes affiliés mais aussi pour ramener la stabilité dans la région». Amanda Dory en sa qualité de secrétaire-adjointe chargée des Affaires africaines auprès du département américain de la Défense, intervenait devant la sous-commission des affaires de l'Afrique du Nord et Moyen-Orient relevant de la commission des affaires étrangères du Sénat qui a consacré une audition sur la situation politique, économique et sécuritaire en Afrique. Pour elle, «l'Algérie est un partenaire de sécurité crucial pour les Etats-Unis dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes dans la région».Cette considération à l'égard de l'Algérie a augmenté d'un cran depuis l'assaut d'une unité spéciale de l'Armée nationale populaire contre le groupe terroriste dirigé par le tristement célèbre Mokhtar Belmokhtar qui avait tenté de prendre en otage plus de 600 employés du site pétrolier de Tiguentourine à Illizi en janvier dernier. Cette unité d'élite très bien entraînée a réussi en un temps record à mettre fin à la plus grande tentative de prise d'otages dans l'histoire avec un minimum de victimes, en neutralisant tous les terroristes dont au moins trois ont été pris vivants.La presse internationale n'a pu rester en marge de cette opération menée avec succès et qui a été l'oeuvre d'une armée qui connait bien son ennemi.D'ailleurs, cette opération est pour la représentante du Pentagone, l'élément qui «a mis en lumière les menaces transnationales croissantes dans la région», comme l'avait rapporté le Premier ministre dans son point de presse à Paris, avertissant sur l'ampleur de la menace. Raison pour laquelle l'Algérie maintient ses frontières en alerte continue, tout en poursuivant ses opérations militaires qui ne manquent pas de succès, matérialisées par des interceptions. Parallèlement à ses interventions sur le terrain, l'Algérie est toujours engagée à assurer la formation et l'équipement pour les pays voisins du Sahel comme elle contribue à des efforts régionaux plus larges afin d'empêcher les mouvements et les incursions transfrontalières des groupes terroristes. Des efforts auxquels les pays voisins sont appelés à y contribuer dans l'objectif de renforcer les moyens de défense contre la horde sauvage. Dans son rôle de leader régional, l'Algérie, même si elle est le plus confrontée au terrorisme, intervient, cependant, pour aider à la stabilité des pays voisins qui luttent également contre la circulation des armes. C'est dans cette optique que s'inscrit forcement la visite du Premier ministre à la Libye. Un pays qui n'arrive plus à retrouver sa stabilité depuis ladite révolution pour la liberté et la démocratie. Les assassinats et la guerre civile marquent le quotidien de ce pays. Lors de cette visite prévue, l'Algérie prévoit de mettre son expertise militaire en matière de lutte antiterroriste pour former les armées et les forces policières les moins expérimentées dans la région. A ce propos, il est à rappeler que l'Algérie est prête à former la police libyenne.Le Dgsn avait, lors d'une déclaration à Constantine, indiqué que cette formation se déroulera en Libye. Le but est d'assurer une émergence vers une stabilité dans le Sahel mais aussi le Maghreb.A ce même propos, le Premier ministre prévient sur «la nécessité de maîtriser la situation dans la région» car, a-t-il dit, «sans la stabilité, il est impossible de réaliser un quelconque développement dans la région». Abdelmalek Sellal s'est exprimé en marge du Sommet de l'Elysée en tant que représentant du président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com