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In Amenas : Logement précaire institutionnalisé Actu Régions : les autres articles



Les autorités auraient pu octroyer des lots de terrain suffisamment spacieux pour construire des logements individuels dans cette zone déserte d'In Amenas.
Les habitants du quartier des 63 Logements situé dans la périphérie de la commune d'In Amenas demandent l'intervention des autorités locales pour les aider à réhabiliter leurs logements. Il s'agit d'habitations constituées en quatuors, avec des murs d'enceinte et des terrasses communes réalisées en 2005 en plein désert à l'extérieur du périmètre urbain de la ville. Selon Mme M. S «Les logements sont ruraux à tout point de vue, mais les actes d'attribution comportent la mention de logement urbain ; d'ailleurs, nous l'occupons depuis 2007 sur ordre des autorités afin de les protéger nous-mêmes des vols et dégradations, nous avons officiellement reçu les clés en 2008 et, depuis, nous attendons les actes de propriété».
Ce qui inquiète cette population semi-nomade, c'est l'impossibilité d'effectuer des réfections ou perfectionnements dans ces logements semble-t-il sans fondations, d'où les fréquentes fissures et affaissements. Pour eux, étant une frange pauvre qui habitait les tentes, les autorités ont laissé faire les entrepreneurs afin de se débarrasser d'eux et inscrire un relogement de nomades à leur actif. Nos interlocuteurs vont droit au but et réclament une enquête sur les causes de ce gâchis qui fait de leurs logements habités depuis seulement cinq ans des logements précaires, au moment où le gouvernement parle justement d'un plan national d'éradication du logement précaire.
D'après eux, les autorités auraient pu octroyer des lots de terrain suffisamment spacieux pour construire des logements individuels dans cette zone déserte d'In Amenas, et éviter aux familles de revenir à des tentes qu'elles sont obligées de dresser dans leur propre cour afin d'éviter la promiscuité. La plupart des familles qui n'ont que deux minuscules chambres pour se loger sont en effet obligées d'ajouter une pièce à vivre à l'extérieur du logement qu'elles ne touchent pas de peur d'en augmenter la dégradation.
En visite à Illizi, le chef de l'Etat avait déclaré que les populations sahariennes ne pouvaient pas vivre dans si peu d'espace à cause des températures, du vent et d'un mode de vie où l'élevage et l'agriculture familiale ont une grande place. Les habitants d'In Amenas espèrent que les autorités révisent leur position et consentent à les aider à améliorer leurs conditions de vie.
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