Notre journal continue de faire le tour de certains investisseurs et promoteurs qui ont bénéficié de financements et d'accompagnement par les dispositifs mis en place par les pouvoirs publics, l'Ansej et la Cnac et qui ont, contre vents et marées défié toutes les contraintes pour arriver au bout de leurs projets.Prenons le cas de ce jeune établi au chef-lieu de wilaya qui s'est lancé dans la fabrication d'un très bon modèle de pavé pour revêtement des sols. Ce jeune, qui a défié plusieurs contraintes, a réussi à importer des équipements de la Turquie et a lancé sa production d'une capacité de 1 500 m2 jour. Cependant, cet investisseur s'est confronté à un problème de commercialisation de son produit. Un phénomène qu'il n'arrive pas à comprendre. Alors qu'il a réussi à placer son produit dans les wilayas du Sud, telles Illizi et Tamanrasset, son activité n'a pu attirer l'attention des responsables locaux. Pourtant, il propose un produit haut de gamme et à des prix très compétitifs. Il nous dira à cet effet : «Malgré plusieurs difficultés, je suis arrivé quand même à monter mon projet, et j'ai commencé à prospecter le marché national. J'ai pu me placer dans des wilayas du Sud, alors qu'ici, personne n'a osé essayer mes produits malgré que j'ai droit à 20% des marchés publics.» Et d'ajouter : «Actuellement, je suis confronté à un problème de locaux. je suis locataire et je paye fortement le loyer. J'emploie 17 jeunes, tous assurés. En plus, je me trouve en face d'une concurrence déloyale. Mon produit est imité (contrefaçon) par d'autres artisans qui n'ont aucune charge. Mon label est breveté et a fait l'objet d'un enregistrement au niveau de l'Inapi». Un autre investisseur aussi important que le premier qui a fait l'objet de notre attention, est un jeune de Aïn M'lila qui s'est établi à Soualhia, à quelques encablures de Aïn M'lila. Ce jeune s'est spécialisé dans le domaine de l'habillage et du décor mobilier et immobilier. Ce jeune qui a contracté un engagement avec le dispositif de l'Ansej a commencé sa production en 2017, employant six personnes, a importé les équipements d'Autriche. Ce dernier nous fera ces déclarations : «Certes, ça n'a pas été facile, mais j'ai eu confiance et j'ai résisté. J'ai réussi à m'installer. Actuellement, j'ai un plan de charge important. Je travaille un peu partout. je livre un produit de haute qualité. je travaille même avec la Cabam pour équipement des cuisines».
Et d'ajouter : «Mon seul handicap, c'est les locaux. Je suis en location et je débourse de fortes sommes pour ça. J'ai des ambitions d'extension. Je demande aux responsables locaux de m'insérer dans la zone industrielle.»
Moussa Chtatha
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moussa Chtatha
Source : www.lesoirdalgerie.com