Vu les débats, les «corrections» que devraient éventuellement formuler les députés à l'issue des plénières, et bien qu'elles n'aient pas encore pris forme, ne risquent pas de chambouler la mouture proposée par le gouvernement pour amender la loi 05-07 sur les hydrocarbures.
Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Les débats se sont poursuivis jusqu'en fin d'après-midi d'hier à l'APN au sujet du projet de loi sur les hydrocarbures. Ainsi, et à l'exception des députés de l'Alliance de l'Algérie verte et ceux du Parti des travailleurs, le reste est plutôt acquis à la cause du ministre de l'Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi. Les premiers ont émis des réserves soulignant, en substance, qu'«étant donné l'embellie financière, il ne sert à rien d'extraire plus de pétrole et stocker les recettes dans des banques américaines ou les prêter au FMI, le mieux serait de le laisser dans le sous-sol». «Il faut penser aux générations futures», a insisté Naâmane Laouar. Les seconds ont réclamé le «maintien de l'ancien mode de calcul de la taxe sur le revenu pétrolier (TRP), soit sur la base du chiffre d'affaires et non pas du taux de rentabilité comme proposé dans le projet de loi». Le PT s'est néanmoins prononcé pour l'exploitation du gaz de schiste. «Cette campagne anti-gaz de schiste que mènent certaines chaînes d'information internationales et autres ONG a pour but d'entretenir le monopole des Etats-Unis dans le domaine. Ils sont déjà les leaders mondiaux avec 500 000 puits en exploitation et d'ici à 2035, ce gaz va leur assurer 45% de leurs besoins énergétiques. Alors pourquoi ne pas exploiter le nôtre en développant nos propres capacités technologiques afin de diversifier nos ressources», a suggéré le président du groupe parlementaire du PT, Djelloul Djoudi. Bref, les députés des autres formations qui sont intervenus dans les débats ont salué la démarche du gouvernement même s'ils n'ont pas manqué de s'interroger sur l'impact que pourrait avoir l'exploitation du gaz de schiste sur l'environnement. «Nous nous interrogeons si le gouvernement a une stratégie pour développer les énergies renouvelables. Les populations du Sud sont encore traumatisées à cause des essais nucléaires opérés par la France et craignent de devoir supporter d'autres effets néfastes à cause de l'exploitation du gaz de schiste. Or, elles aspirent à ce que les compagnies énergétiques respectent les lois en matière d'emploi, priorisant les habitants des zones où se trouvent des exploitations pétrolières et gazières», a déclaré Mohamed Adami, député d'Illizi d'AHD 54.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L H
Source : www.lesoirdalgerie.com