Illizi - A la une

Basta !



Basta !
Le problème du logement revient avec force au-devant de l'actualité. La protestation gagne déjà plusieurs wilayas du pays. A Laghouat, Illizi, Alger ou ailleurs, le mécontentement s'élargit au quotidien. Pourtant, l'Etat a fait un effort exceptionnel ces dix dernières années pour résoudre cette crise. D'importants budgets publics ont été effectivement dégagés pour résorber l'habitat précaire et offrir aux Algériens l'opportunité de devenir propriétaires d'un domicile décent. Durant le quinquennat 2005/2009, le gouvernement avait lancé la réalisation d'un ambitieux programme d'un million de logements. Sa concrétisation a connu un peu de retard faute d'entrepreneurs qualifiés, mais l'objectif a été quand même atteint. Pour le quinquennat 2010/2014, l'Etat a carrément doublé ses efforts pour se fixer l'objectif de 2 millions de logements. Cela fait un total de 3 millions de logements sur dix ans. Un record en la matière. Mais à la base les gens se plaignent toujours de l'opacité qui entoure l'octroi de tous ces logements et le non-respect des lois balisant le travail des commissions locales de distribution. Toute la difficulté réside à ce niveau. Une enquête profonde doit être faite à ce sujet pour lever toutes les ambigüités et redresser les torts causés à la collectivité. Bénéficiant de complicités diverses, de pseudo-nécessiteux, relogés dans les logements flambant neuf, les ont illégalement revendus pour retourner dans leurs gourbis afin d'abuser, encore et encore, de la «générosité» des pouvoirs publics. Dans ce même registre du logement social, un nombre considérable de bénéficiaires sous-louent leurs appartements à des tiers au nez et à la barbe des OPGI. Cet énorme patrimoine est ainsi mis au service de la spéculation immobilière au su et au vu de tout le monde. Le trafic touche également le logement participatif aidé (LPA). Cette formule, élaborée pour répondre aux besoins des salariés, profite presque exclusivement aux grosses fortunes parmi les trabendistes, les entrepreneurs, les artisans et les fonctionnaires libéraux. Là encore la spéculation est au centre des affaires. Il est paradoxal de voir de simples salariés postuler sans succès à un logement participatif, alors que d'autres, en faisant fi des lois, se permettent le luxe de revendre chèrement les leurs en abusant impunément de la collectivité nationale. Les émeutes urbaines récurrentes qui éclatent çà et là en sont la conséquence directe et immédiate. Les règles régissant ce secteur précis - comme dans tous les autres du reste - sont très claires. Il est impératif de veiller à la stricte application de la loi. Basta ! Il est grand temps de mettre, coûte que coûte, un peu d'ordre dans cette jungle !
K. A.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)