
«...pour ce que rire est le propre de l'homme» RabelaisIl fallait s'y attendre! Après la boutade de Hollande qui restera célèbre dans tous les bêtisiers de Judée et de Catalogne, voilà que l'immigré intégré, Vals, en rajoute une dose. C'est peut-être pardonnable de la part des anciens concurrents aux primaires socialistes: à force de fréquenter les dictateurs de Françafrique, on finit immanquablement par réagir comme eux. Comme dit le proverbe algérien: «Il suffit de passer une nuit avec les poules (au sens gallinacé du terme) pour qu'on se mette à caqueter».Le ministre de l'Intérieur français qui est censé être au service de toutes les communautés imbriquées dans l'Hexagone français, vient de faire une génuflexion supplémentaire devant une communauté qui fait la pluie et le mauvais temps dans les médias français: il s'agit de celle qui s'est mise au service du dernier Etat où sévit le dernier régime d'apartheid. Vous aurez sans doute identifié Israël et le lobby sioniste qui commence à peser trop lourd dans tous les pays de l'Otan, et particulièrement dans celui des droits de l'homme et du citoyen, la France, mère des arts, des armes et des lois.Venons au fait: M.Vals vient de donner aux préfets instruction de considérer tout spectacle proposé dans leur circonscription et d'interdire tous ceux qui pourraient donner lieu à des troubles de l'ordre public. Quand on sait que la notion d'ordre public est comme les goûts et les couleurs et que la subjectivité comme les préoccupations d'ordre électoraliste peuvent peser lourd dans son appréciation, on devra s'attendre à des mesures en accordéon et que les interdictions frapperont d'abord ceux qui sont dans la lunette du pouvoir. Ensuite, l'intrusion du ministre de l'Intérieur français dans l'appréciation de la qualité des spectacles laisse présager la tombée de l'épée de Damoclès sur les têtes au-dessus desquelles elle est suspendue, en premier lieu celle de Dieudonné M'Bala M'Bala qui comme son nom l'indique n'est originaire ni d'Auvergne ni de Normandie.Vals, qui n'a pas connu Mai 68 à l'origine de la suppression de toutes les censures, se permet de se faire le critique du style de Dieudonné en prétendant que ses sketches «n'appartiennent plus à la dimension créative mais contribuent à accroître les risques de trouble à l'ordre public».Jusqu'à présent, il n'y a que les hordes télécommandées par la Licra ou le Crif qui sont intervenues pour troubler les spectacles de Dieudonné comme jadis le faisaient les énergumènes du FIS en Algérie pour interdire les spectacles de variétés.Faut-il aussi rappeler les commandos de paras qui ont jeté une grenade sur un écran de France et de Navarre où l'on projetait La bataille d'Alger, tout comme ces mêmes commandos étaient venus casser la gueule à Serge Gainsbourg qui avait réduit le rythme de La Marseillaise.Le pauvre troubadour a dû réviser son solfège et rendre à l'hymne son rythme martial.Pourtant, Dieudonné n'a porté aucune attaque à un texte sacré ni à un prophète vénéré et respecté par les principales religions du royaume de Judas (si, il a égratigné un jour le Christ (sur lui le Salut) dans son sketch Pardon Judas! sans que la papauté ou Opus dei ne lui jettent l'anathème.Alors, nous demanderons simplement à ce sympathique mais coincé ministre de l'Intérieur de remplacer les dangereux terroristes que sont les humoristes et de nous faire rire.Faites nous rire au nom de tous les esclaves exfiltrés d'Afrique, au nom de tous les charniers de Guelma, Kherrata et Sétif, des cages de Poulo-Condor....
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Selim M'SILI
Source : www.lexpressiondz.com