Depuis plusieurs jours, des chaînes d'attente interminables sont visibles aux abords des agences de contrôle technique des véhicules à Guelma.Jeudi dernier, des véhicules touristiques et des camions de différents tonnages étaient en stationnement sur la chaussée, sur plusieurs centaines de mètres, à proximité de l'agence située dans la commune de Belkheir, à proximité de la CCLS. La même situation a été constatée à l'agence d'El Fedjoudj, à la sortie nord de la commune, sur la RN81. «Je suis venu d'Oued Zenati. J'attends depuis 5 h ici à El Fedjoudj. Mais chose incroyable, moi qui pensais être le premier arrivé, j'ai trouvé une vingtaine de voitures stationnées déjà devant l'agence», nous déclare un automobiliste, visiblement exténué par l'attente. «Il est 8h45 et j'attends toujours mon tour», poursuit-il. A 10 h, beaucoup de retardataires, dont le délai du fameux PV est arrivé à expiration le jour même, ont été invités à revenir samedi, vers 5h. «Voilà, je dois revenir samedi très tôt, d'autant que j'habite Aïn Regada», s'indigne un camionneur. Mais qu'en est-il au juste ' Pourquoi un tel rush ' Et surtout, pourquoi les deux agences de Belkheir et d'El Fedjoudj ferment-elles l'après-midi malgré l'affluence ' «Avant toute chose, il faut préciser que ne nous ne sommes pour le moment que deux agences de contrôle technique en activité dans toute la wilaya de Guelma. Celle de Medjez Sfaa a été sanctionnée récemment, et une autre va probablement ouvrir bientôt», déclare à El Watan, le patron de l'agence d'El Fedjoudj.
«Oui en effet, nous fermons avant midi, malgré l'affluence des automobilistes. Nous ne sommes pour rien dans cette situation. Nous avons un quota de PV imposé par le ministère des Transports, fixé à 1 600 PV par mois, ce qui fait approximativement 64 véhicules par jour. C'est peu. Nous avons demandé à la direction des transports de la wilaya une augmentation du nombre des PV, notamment en cette période d'extrême affluence vu que la majeure partie des véhicules ont été immatriculés soit à la fin ou en début de l'année», précise-t-il. «Avec un quota de 3 000 PV par mois et l'ouverture prochaine des deux autres centres, nous pourrons faire notre travail dans de bonnes conditions», conclut-il. Quoi qu'il en soit, c'est la galère pour les automobilistes et les camionneurs de la wilaya. Les retardataires savent qu'ils s'exposent à de lourdes sanctions lors des contrôles de police et de gendarmerie, faute de présentation d'un PV dûment établi et valide.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Dadci
Source : www.elwatan.com