
La vigilance est de mise de jour comme de nuit chez ces hommes en vert, dont le souci premier est de préserver l'économie nationale et d'assurer la sécurité des habitants. Pour rassurer une population exposée il n'y a pas longtemps, aux dangers des contrebandiers et des terroristes, à Ain Assel, à 35 km de la frontière tunisienne, un premier poste de contrôle est implanté depuis 2011 et filtre H 24 tout mouvement de la circulation routière. « Cet axe routier, dira le lieutenant-colonel Kada, connaît un trafic très dense durant l'été, les vacances scolaires et les fêtes de fin d'année ».La vigilance des gendarmes a ainsi permis de mettre la main, l'année écoulée, sur un réseau international de malfaiteurs et la saisie de 2 kg de corail royal, un fusil à harpon, un pistolet Beretta et 185 millions de centimes. Cinq personnes ont été arrêtées mais la tête pensante, bien qu'identifiée, est toujours en fuite.Aires de jeux de Tonga et lacs, L'autre attractionNous sommes à 15 km des frontières algéro-tunisiennes. Les lacs Oubeira, El Maleh, Dey Lagraa, Tonga et tant d'autres ajoutent à la beauté de la nature qui se confond avec le paysage sauvage de cette contrée de l'Extrême-est du pays. Un barrage mobile y est dressé et les suspects sont systèmatiquement contrôlés. Ces endroits sont fréquentés également par nos voisins tunisiens. Ils viennent chercher de la fraîcheur quand il fait chaud et assister à la nidification de nombreux oiseaux migrateurs. Un pique-nique, une partie de barbecue, des jeux pour enfants et adultes et une sieste à l'ombre des arbres est plus que profitable. « Notre rôle sur ces lieux est d'assurer la sécurité des personnes et leurs biens » assure le lieutenant-colonel Kada. « Beaucoup de Tunisiens préfèrent faire leurs emplettes à El Kala limitrophe, pour profiter de la beauté des lacs » note l'un des gendarmes de ce barrage. En effet, sur cet axe, des véhicules immatriculés en Tunisie circulent de manière continue. L'un des automobilistes est un habitué comme l'atteste son passeport plein de tampons rouges et noirs d'entrée et de sortie. Bien que résidant à Djendouba, un gouvernorat distant de 41 km des frontières, Souadia, technicien supérieur à Rayan Food Industrie, n'hésite pas à faire deux aller-retour par semaine pour s'approvisionner en denrées alimentaires et en habillement. Nadia habite à Nefsa, une localité distante de 50 km des frontières. C'est également une habituée de cette destination au point de connaître un par un les gendarmes des différents barrages.Maman d'un petit garçon, elle n'hésite pas à venir au marché hebdomadaire d'El-Kala pour le gâter en habillement, jus, yaourt et chocolat. Elle est motivée par la sécurité qui y règne et la disponibilité des produits dont le coût et la qualité sont meilleurs par rapport aux denrées locales. « Nous sommes bien traités aussi bien par la gendarmerie que par la police algériennes » relève-t-elle. Elle affirme, également, que 10 dinars tunisiens valent 750 dinars algériens, un avantage qui lui permet de s'approvisionner en denrées alimentaires pour une semaine. Elle confie, sourire aux lèvres, que même son petit déjeuner est pris à El-Kala pour son goût exquis.Sensibilisation sur les accidents de la routeSur ce tronçon de la route, le lieutenant-colonel Kada indique que pas moins de 500 voitures immatriculées en Tunisie entrent et sortent quotidiennement, en dehors des grandes vacances et des fêtes de fin d'année. A 5 km de la frontière tunisienne, au lieudit Haddada, commune d'Oum Theboul, une brigade locale travaille en étroite collaboration avec le Groupement des gardes-frontières avec pour mission essentielle le contrôle optimal des frontières. « C'est un travail mené conjointement pour sécuriser la route », confie le chef du groupement territorial d'El-Tarf. Plus loin, se dresse le poste-frontalier d'Oum Tboul, dernier point du territoire algérien qui mène vers la Tunisie, où la police des frontières (PAF) et les Douanes accomplissent les formalités de passage et de fouille. Sur le chemin du retour, un poste de contrôle est installé au carrefour menant d'Annaba à la plage vieille Calle. C'est le fief du corail. Toute voiture suspecte est arrêtée et fouillée de fond en comble. Cet effort a porté ses fruits, puisque des quantités importantes de corail ont été saisies ainsi que le matériel qui a servi à son extraction. « Ce sont des réseaux bien structurés, équipés de matériel sophistiqué, quand on sait qu'un kg de corail est cédé à 90 millions de centimes » souligne le responsable du groupement local d'El-Tarf.Au plan de la lutte contre les accidents de la route, toute infraction est expliquée à l'aide d'une vidéo qui passe en boucle au niveau de ce poste de contrôle. Autrement dit, le rôle de la gendarmerie ne se limite pas au côté répressif, mais il s'occupe aussi du volet de la sensibilisation sur les accidents de la route. A gauche de la plage vieille Calle, les citoyens, les familles en particulier, ont le loisir de se détendre au parc zoologique de Brabtia, situé dans la commune d'El-Kala. Pour assurer la sécurité de cet endroit, une patrouille pédestre est présente de façon permanente. Le week-end, les familles affluent de toutes les wilayas limitrophes, y compris de Tunisie, pour profiter des jeux et immortaliser ces instant de villégiature, en photos prises avec les lions et les singes en cage. D'autres préfèrent le centre équestre pour des randonnées dans le parc à dos de cheval. « C'est un réel plaisir d'être sur ces lieux, rassuré, loin du brouhaha de la ville avec en sus de la sérénité de l'esprit, en fait, la zen attitude » confie un jeune couple venu de Guelma.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R F
Source : www.horizons-dz.com