Guelma - A la une

Quand recommandation rime avec v'u pieux



Quand recommandation rime avec v'u pieux
Après un mandat de cinq ans, voire plus, pour certains, les recommandations approuvées à l'unanimité par les élus de l'APW, n'ont pas été suivies.Un double échec à inscrire dans la wilaya, puisqu'il concerne, pour cette session, les secteurs stratégiques du transport et du commerce.Telles sont les appréciations des élus lors de la session, organisée mercredi passé, jusqu'en début de soirée, en s'adressant à l'exécutif de wilaya. «Nos recommandations ne sont-elles finalement que des v?ux pieux ' Rien n'a été réalisé à Guelma. La gare routière, du chef-lieu sera-t-elle un jour construite ' L'étude du plan de circulation, qui a coûté 5 millions de dinars, n'est toujours pas appliquée.La réhabilitation de la voie ferrée Bouchegouf-Guelma-El Khroub.Un téléphérique entre la ville de Guelma et le mont de la Maouna (commune de Bendjerrah). Un aéroclub ou une aérogare à Belkheir. Le déboulement des routes Guelma-Annaba et Guelma-Constantine et la liste est longue», sont les questions des élus au responsable du secteur.En effet, la situation frise le pourrissement. Et le projet de la gare routière du chef-lieu en est un exemple choquant. Inscrit au titre du plan complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) 2005-2009, dont les travaux ont démarré réellement le 10 juillet 2008 et non pas le 09 juin 2015, comme le souligne la direction du transport dans son rapport, rendu public à l'APW. «Une étude avait mis en garde, à l'époque, que le terrain choisi n'était qu'un remblai», souligne un élu.Le tout-Guelma savait aussi que des veilles canalisations traversaient le terrain, aujourd'hui transformé en une gigantesque excavation remplie d'eaux usées et sujettes à éboulement jusqu'à grignoter la RN 21, route de Annaba. Le constat est accablant et la réponse du directeur des transports n'a fait que conforter le flou. «Les travaux seront incessamment repris !», dira-t-il, sans apporter plus de précisons, ou du moins que «des travaux sur le réseau d'égouts ont été réalisés entre-temps».Le plan de circulation de la ville de Guelma n'est pas en reste, puisqu'il a soulevé moult interrogations de la part des élus. «La ville de Guelma est truffée d'anomalies ! Les panneaux de signalisation ont été posés n'importe comment depuis très longtemps. Pourquoi le plan de circulation n'est-il pas appliqué, d'autant qu'il a coûté 5 millions de dinars '».Bien évidemment, le flou est également nourri dans ce contexte et la réponse est restée évasive. Réalisée par un bureau d'études de Constantine, en quatre phases, l'étude a débuté le 09 juin 2013 et a coûté 5,2 millions de dinars pour être approuvée le 25 octobre 2016, pour un délai de réalisation de 6 mois, est-il indiqué dans le rapport de la direction des transports.Un aéroclub ou une aérogare, à Belkheir, commune située à quelques encablures à l'ouest du chef-lieu de wilaya est également un autre v?u pieux. «Il n'y aura pas d'aéroclub ni d'aérogare à Guelma !», trancha le wali, et de conclure : «Les hangars reviennent à la ferme pilote Richi!».En clair, voilà un rêve qui part en fumée, car, semble-t-il, la ferme pilote a réussi à récupérer les hangars que convoitait la direction des transports, ainsi que la piste d'atterrissage. Notons, à ce sujet, que l'aéroclub de Belkheir a bel et bien existé durant d'époque coloniale et sa piste d'atterrissage est restée opérationnelle pour des petits avions jusqu'aux années 70.Concernant, la réhabilitation de ligne ferroviaire Bouchegouf-Guelma-El Khroub, en souffrance depuis des décennies, dont le projet en est à sa énième étude, et approuvée récemment, «il demeure un projet prioritaire pour le ministère !», mais sans plus, se défend le directeur du secteur.Le dossier du commerce n'a pas échappé, lui aussi, au constat d'échec, puisque la situation à Guelma n'a pas évolué, bien au contraire : «C'est l'anarchie à Guelma et le marché des fruits et légumes du boulevard du Volontariat en est un exemple.Les marchés de proximité et les locaux commerciaux n'ont pas ouvert leurs portes. Les gens préfèrent étaler leurs marchandises à même le trottoir et aujourd'hui sur le bitume», diront des élus, et d'ajouter : «Les commerçants préfèrent l'informel. Nous sommes tous responsables de cette situation.»En effet, si les pouvoirs publics ont construit au profit des APC, depuis 2011 à nos jours, des marchés de proximité, des marchés couverts et autres locaux individuels pour justement absorber le commerce informel, à travers la wilaya de Guelma, dont ceux appelés communément marchés Batimetal, les attributaires sont connus, mais très peu sont en activité réellement.Ainsi, 36 souks, d'une capacité de 804 locaux, ont été réalisés pour un montant de 325 millions de dinars à travers la wilaya de Guelma pour endiguer le marché parallèle, mais force est de constater, lit-on, dans le rapport de la direction du commerce, qu'il existe encore «974 vendeurs informels après épuration sur les quelque 1427 recensés au début de l'opération». Mais encore qu'à Guelma ville, certains marchés de proximité ont été saccagés et incendiés, comme le précise ledit rapport.
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