Devant l'anarchie qui règne dans les lieux, le contrôle sanitaire des bêtes reste aléatoire.A 48h de l'Aïd El Adha, le marché aux bestiaux de la ville de Guelma, le plus important de la wilaya, a connu une plus grande affluence, comparativement aux précédentes journées. Une situation qui n'a fait qu'accroître la débandade perceptible aux yeux des visiteurs, qu'elle soit aux portes ou à l'intérieur du marché, situé en zone urbaine à l'extrême est de la commune de Guelma. Ainsi, faut-il trouver une place pour se garer sans qu'un gardien, tombé du ciel, gourdin à la main, vienne vous réclamer 100 DA. «Ça commence bien», déclare un visiteur.Ensuite, à l'entrée du souk, un homme, gourdin également à la main, filtre l'entrée des camions et camionnettes. «Il faut s'acquitter des 200 DA par tête ovine, un point c'est tout», nous déclare un maquignon et de poursuivre : «C'est ma troisième et dernière cargaison pour l'Aïd. Pour ma part j'ai payé 4800 DA». Voilà pour l'accueil.Mais qu'en est-il de la réglementation' En effet, aux portes du marché à bestiaux de la ville de Guelma, c'est la seule formalité exigible aux maquignons, bien qu'une présence des services de police puisse faire croire le contraire. «Je n'ai présenté aucun document à l'entrée du marché. Pourquoi, de quoi s'agit-il '» Telle est la réponse des nombreux vendeurs à la question qu'on leur a posée.Car en fait, si l'on se réfère à la réglementation en vigueur, notamment l'arrêté du ministère de l'Agriculture du 30 septembre 2000, l'entrée est bel et bien réglementée «Aïd ou pas» à la lecture dudit arrêté. Ainsi, la mission de contrôle est dévolue officiellement au service vétérinaire, lequel procède à la vérification des documents sanitaires accompagnant les animaux (certificats sanitaires et certificats de vaccination), mais encore à l'entrée du marché une inspection sanitaire des animaux est obligatoire au même titre que l'hygiène des moyens des transports.Sur ce volet bien précis, les maquignons sont formels. «Nous sommes plus contrôlés et verbalisés par la gendarmerie sur les routes, mais jamais au marché», confirment nos interlocuteurs. Bien évidemment, la traçabilité des bêtes proposées à la vente est quasi impossible à déterminer, tant l'animal a changé de mains et de vendeurs en l'espace de quelques jours. Quoi qu'il en soit, il est utopique de parler de contrôle sanitaire et de régulation du marché de l'ovin puisque les animaux ne portent à ce jour aucune boucle d'identification, avons-nous constaté sur place.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Dadci
Source : www.elwatan.com