Guelma - A la une

Portrait



Portrait
Le marbre de Guelma, de Skikda ou celui d'Italie trouve depuis de longues années des mains habiles et expertes pour le travailler à Guelma. Uni pour le meilleur et pour le pire dans la vie, le couple Belloula, Djamel et sa femme Soumia, en ont fait un métier. Nous les avons rencontrés, hier dans leur atelier.Un atelier, ou chacun d'eux s'attelle, dans un geste ancestral à marteler le marbre. En effet, plus qu'une passion c'est d'abord un art transmis de père en fils. Et c'est le cas de Djamel, artisan né en 1966 à Guelma et sculpteur sur marbre, depuis 1990. Autodidacte, son métier lui a été transmis par son défunt père.Djamel n'a pas manqué de transmettre son s'avoir faire à sa femme en 2006. Ainsi, dans cet atelier, le marbre blanc ou rouge de Guelma, celui du mont de la Maouna, dont la marbrière date de l'époque romaine alimentant l'unité de Boumahra Ahmed et de Skikda, en produit brut, trouvent chez les Belloula sa finition.Gravure à la main des pierres tombales, plaques décoratives pour les maisons, table basse, cheminée à l'ancienne, mais encore Djamel s'essaie depuis l'année 2008 à d'autres travaux sur cuivre et verreries. La calligraphie chez ce couple n'a aucun secret «nous maitrisons la gravure à la main des lettres arabes et latines», dira Djamel et d'ajouter : «Selon les commandes et au gout des clients nous proposons des styles calligraphiques en arabe passant du Koufi au Nezkhi ou toulati, etc.Pour ce faire nous ne disposons, et c'est voulu, que d'un outil pour la gravure et le plat du marteau». Il est vrai que la gravure des plaques tombales constitue la principale activité -par la force des choses- dans cet atelier. Mais des travaux plus complexes, rarement commandés à Djemel, méritent que l'on si intéresses, tel cette cheminé à l'ancienne et autres plaques sculptées en marbre vert.«Il me faut trois jours pour achever un travail sur une planque de 0,60x1,00 m. car il s'agit de sculpter et non de graver le marbre», tient à préciser notre interlocuteur. Et d'ajouter: «En sculptant, je travaille le marbre pour faire ressortir les lettres en relief sur la plaque contrairement à la gravure qui consiste, comme son nom l'indique à creuser les formes».L'art de la gravure et la sculpture sur marbre n'a pas échappé aux nouvelles technologies. Le matériel, selon notre interlocuteur, est disponible sur le marché mais demeure onéreux. Pour le moment, le couple dispose d'une biseauteuse (taille les bords du marbre en biseau). Dans cette optique, le couple prévoit de faire l'acquisition d'outils pour la réalisation de petits objets de décoration en marbres.Une crainte cependant fait réagir Djamel: «L'importation d'objets en faux marbre et marbre nous fait concurrence. Une concurrence déloyale, mais à imputer aux clients qui n'apprécient, généralement pas à sa juste valeur, nos produits artisanaux aussi bien à Guelma qu'à Skikda, fief du travail du marbre à l'échelle nationale».


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)