
Soigner le psoriasis, une maladie de la peau, sous l'action des poissons. Voilà une excellente idée, voire un filon en or, qu'a présenté, samedi, l'association Planète bleue activant dans la protection de l'environnement et de l'aménagement du territoire de la wilaya de Guelma, lors d'un atelier de travail qui a réuni un éventail de professionnels des secteurs de la santé, de l'aquaculture, de l'agriculture et autres investisseurs potentiels, des wilayas de Skikda, Khenchela,Batna et Biskra, à l'Institut technologique moyen agricole spécialisé (Itmas) de Guelma. Un filon en or, puisqu'il s'agit des vertus thérapeutiques des poissons d'eau douce, appelés communément «poissons docteurs, parce qu'ils dévorent les squames et peaux mortes des patients atteints de psoriasis, lors de bains de pieds», nous déclare, Mme Mounira Seridi, présidente de l'association Planète bleue, justifiant par là que «cette pratique, exercée sous d'autres cieux, mérite qu'elle soit introduite notamment en milieu thermal».En effet, «si le psoriasis, qui n'est autre qu'une une maladie inflammatoire de la peau qui se caractérise par des desquamations de la peau en forme d'écailles blanches, chronique, non contagieuse, mais très contraignante pour le malade, elle touche 2 à 4 % de personnes dans le monde et deux fois plus en Algérie», révèle d'emblée Dr Zoheir Chemame, dermatologue, lors de sa communication et mettant l'accent sur «Les traitements médicamenteux existant de nos jours, mais qui pourraient être allégés par des bains dans des centres médicalisés». Pour le docteur Meryem Kezzar, médecin spécialiste en épidémiologie et médecine préventive à Guelma, «cette méthode a un effet esthétique d'exfoliation et de bien-être, mais aussi dans certains cas, des allégations thérapeutiques, comme la régulation du flux sanguin et le traitement du psoriasis et de l'eczéma».Et de conclure : «Cependant la qualité et l'hygiène de l'eau qui, lors d'un usage collectif, présentent des risques de transmission interhumaine d'agents pathogènes. Les poissons, qui sont parfois porteurs de microorganismes dont certains sont susceptibles d'être pathogènes pour l'homme. Pour parer à cette éventualité, nous préconisons des spas individuels, où l'eau est filtrée et doit subir des traitements de purification d'un patient à un autre.» Notons enfin que si cet investissement venait à être exploité dans les nombreux centres thermaux du pays, et à Guelma en particulier, le tilapia du nil, par exemple, est disponible, puisqu'il a été introduit en Algérie en 1960 dans les wilayas de Biskra ( Tolga), El oued (Oued Righ) et Tindouf. Pour le Garra Rufa, l'espèce est répandue en Turquie pour son utilisation dans les spas.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Dadci
Source : www.elwatan.com