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"Le 8 Mai 45 a été un génocide"



img src="http://www.lexpressiondz.com/img/article_medium/photos/P180508-10.jpg" alt=""Le 8 Mai 45 a été un génocide"" /L'association Mechaâl Echahid prône une action juridique internationale à l'encontre de la France pour «génocide» et «crime contre l'humanité».
«Nous voulons déposer une demande à l'ONU pour faire reconnaître les massacres du 8 Mai 1945 en tant que génocide», a martelé Me Fatima Benbraham. L'avocate s'est longuement exprimée à propos d'éventuelles poursuites judiciaires contre la France. Elle figurait parmi les animateurs d'un forum de commémoration du 73e anniversaire des massacres du 8 Mai 1945, lequel forum s'est tenu hier au siège du journal El Moudjahid en partenariat avec l'association Mechaâl Echahid. Ces poursuites paraissaient être l'ordre du jour de cette rencontre de commémoration des massacres qui ont eu lieu principalement à Sétif, Guelma et Kherrata, mais pas seulement. «C'est le coeur du peuple qui a parlé ce jour-là», a-t-elle asséné. «C'était une manifestation spontanée», a-t-elle ajouté. «On avait promis au peuple l'indépendance s'il s'engageait aux côtés de la France contre les nazisme», a-t-elle déclaré. «Finalement, on l'a enrôlé de force, et la promesse d'indépendance n'a pas été tenue. Au lieu de ça, les manifestants ont vu un bain de sang», a-t-elle déploré. Les animateurs du forum ont insisté sur le fait que ce n'était plus le temps des paroles, mais qu'une action légale devait être entreprise au plus vite auprès des instances internationales, notamment l'ONU. Le but de cette action serait de faire reconnaître les massacres perpétrés en Algérie par la France comme étant un génocide et un crime contre l'humanité. «Les crimes contre l'humanité ne sont pas prescriptibles, mais nous avons pris beaucoup de retard», a déploré Me Benbraham, avant d'ajouter: «Il faut une volonté politique pour que l'action puisse être entreprise». L'avocate a aussi exprimé le souhait que les victimes de ces massacres obtiennent un statut. Elle a insisté sur le fait que c'étaient des martyrs et qu'ils étaient morts pour la liberté de l'Algérie. Pour elle, il y aurait bien plus de Chouhada que le million et demi retenu, car elle considère que toutes les victimes du colonisateur sont des martyrs, et que leur nombre représenterait plusieurs millions. Le forum s'est poursuivi avec les différents intervenants, dont Abdelkader Haddouche, ancien représentant de la communauté nationale à l'étranger. «Il faut que la France ait le courage de reconnaître ses torts, pour qu'on puisse avancer et avoir de bonnes relations», s'est-il exprimé, avant d'ajouter: «Je suis de ceux qui veulent consolider l'axe Alger-Paris». Il s'est également félicité qu'il y ait «une prise de conscience dans la communauté algérienne à l'étranger quant à la mémoire collective nationale». «Ceux qui pariaient que les Algériens oublieraient quand la génération du 1er-Novembre ne serait plus là avaient tort», a-t-il conclu.. Un appel a été lancé au ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour la création de sujets de recherche, de thèses, ainsi que d'ateliers de réflexion afin d'approfondir les connaissances sur cette période douloureuse de l'histoire de l'Algérie, et ainsi déterminer ce qu'il y a lieu de faire. Ceci permettrait aussi, selon l'assistance, d'étoffer le dossier à présenter à l'ONU pour la reconnaissance des massacres du 8 Mai 1945 comme génocide.
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