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«La reconnaissance du statut des victimes est légitime»



«La reconnaissance du statut des victimes est légitime»
En marge du Colloque international sur les massacres du 8 Mai 1945 à Guelma, organisé jeudi par l'université 8 Mai 1945 de Guelma, Gilles Manceron, spécialiste du colonialisme français, journaliste et historien français, rédacteur en chef de la revue Hommes et Libertés,vice-président de la Ligue des droits de l'homme et fervent intervenant et participant à ce colloque, a bienvoulu nous accorder cet entretien.-Soixante-neuf ans se sont écoulés depuis les massacres de Mai 1945 en Algérie. Que peuvent faire les familles des victimes 'Avant toute chose, je tiens à vous dire que les acteurs de cette tragédie ne sont plus, pour la plupart d'entre eux, de ce monde.Donc c'est aux familles des victimes, d'abord, de faire un travail de recherche et d'amasser les documents en leur possession. C'est aux familles des victimes de s'organiser, d'établir des listes nominatives complètes des parents et proches disparus lors des massacres, car la France coloniale de l'époque a gommé cette partie de ses archives, en détruisant les preuves ou simplement en faisant disparaître les corps.-Y a-t-il une option valable pour entamer une procédure en justice 'Le recours à la justice internationale n'est pas une solution valable aujourd'hui. Cependant, la reconnaissance du statut des victimes est légitime en Algérie d'abord. En polarisant sur Novembre 1954, l'Etat algérien, en utilisant cette date comme départ de la Révolution, a spolié sa propre histoire. Donc, j'estime que la notion de réparation est très importante. Une réparation d'abord morale.


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