
Marine Le Pen ballotée tel un étendard en loque lors du dernier débat par Manuel Macron sur les questions essentielles intéressant l'électorat français toutes réceptivités confondues, à propos des possibilités pour vaincre le chômage, créer des emplois en sécurisant les activités professionnelles, assurer des retraites décentes ou développer l'entreprise en élevant leurs niveaux de compétitivité, afin de générer des richesses.Autant de sujets cruciaux parmi tant d'autres, tel la sortie de la zone euro et de l'Union européenne, autrement, comment faire pour ressouder les fractures sociales, puis qu'elle diplomatie mener dans une mondialisation remise en cause, concentra son agressivité sur un sujet extraordinairement hors sujet pour discréditer Emmanuel Macron vis-à-vis de l'opinion française ' La dame dirigeant le Front national reprocha à son adversaire d'avoir accuser la France de «crimes contre l'humanité», plus loin Macron dira : «Qu'il est inadmissible de glorifier la colonisation»...qu'il estime «être un acte de barbarie». Macron enchaînera ... «Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes». Ce passé qui doit être regardé en face plus de soixante-dix ans après les douloureux évènements du 8 mai 1945 dans tout le Constantinois, est encore de nos jours occulté par des porte-paroles français préférant fêter la fin de la Seconde guerre mondiale, sans remords, pour les 45 000 civils massacrés, comprenant des vieillards, des femmes et des enfants. L'ordre colonial a omis de permettre aux actualités de l'époque de relater avec objectivité la disproportion de la répression qui s'était abattue sur un peuple qui ne réclamait que la liberté, dans le sillage de la libération de la France qui venait d'être libérée du fascisme hitlérien. M. Gilles Manceron journaliste et historien français avait lors d'un précédent colloque tenu à Guelma, soutenu que «les massacres du 8 mai 1945 qui représentent un crime contre l'humanité, ont été occultés, déformés et travestis par la presse française de l'époque» et que «cette occultation des massacres du 8 mai 1945 par la presse est due à la censure et la manipulation de l'information, notamment par l'armée». Jusqu'à nos jours, cette reconnaissance peine à se libérer des cénacles des professionnels de la politique, pourtant, bien de l'eau a coulé sous les ponts, et que rien n'empêche l'écriture de l'Histoire et de la mémoire des peuples. Les participants au colloque à partir de Guelma durant cette 14ème édition sur les «crimes du 8 mai 45» ont mis en exergue sur le soin de veiller à ce que les témoignages soient recueillis sans passion, mais avec le souci de rapporter les faits par une écriture objective basée sur des réalités avérées, qui pourraient être exploitées par les romanciers, les cinéastes et les conteurs, afin que nul ne dissimule la réalité de cette page noire de la colonisation française.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Khelifi
Source : www.lnr-dz.com