Guelma - A la une

L'intime topographie katébienne au c'ur des débats



Y a-t-il dans l'?uvre du dramaturge, poète et écrivain contemporain algérien, Kateb Yacine (1929 ? 1989), une cartographie de l'espace qui s'appuie sur des données géographiques précises 'A entendre les premiers intervenants lors de l'ouverture, samedi dernier, du 8e Forum international dédié au père de Nedjma, la réponse est sans équivoque «Oui !». Ainsi, c'est au théâtre régional Mahmoud Triki de la ville de Guelma que l'entame de cette manifestation culturelle d'envergure «internationale» s'est déroulée, contre toute attente, face à un auditoire clairsemé.
Mais encore, en l'absence de communicants conviés, tel Charles Bonn, professeur émérite à l'université Lyon-II (France), qui, faut-il le souligner, a consacré toute sa carrière d'enseignant-chercheur à la littérature maghrébine d'expression française. Une autre absence est remarquée en la personne de Zineb Ali Benali, professeur à l'université Paris 8, dont le domaine de recherche est la littérature dite «francophone».
Eh oui ! Pour les organisateurs, la situation a frisé le fiasco, car l'absentéisme, pour des raisons très floues, s'est même étendu à des intervenants marocains et un Libanais. «Nous attendons, je ne sais pas ! Peut-être qu'ils viendront ! Nous ferons avec ceux qui sont venus», déclare dans ce contexte à El Watan Ali Abbassi, président dudit forum et de l'association Promotion tourisme et action culturelle de Guelma, organisatrice de cette manifestation.
Ainsi, la communication introductive de cette première journée, que devait présenter Melissa Quirino Scanhola de l'université de Sao Paulo (Brésil), heureusement présente à ce forum, a été reportée pour la troisième journée, pour des raisons inconnues.
Dima Hamdan, professeur à l'université de Beyrouth (Liban), programmée pour cette première journée, étant absente, c'est à la jeune doctorante algérienne, Leyla Khelalfa, de l'université de Tizi Ouzou et maître-assistante à l'université de Guelma, de présenter, sous la présidence de Mohamed Saâd Borghol, directeur de l'Institut des langues (Monastir ? Tunisie), sa communication intitulée : «L'espace hybride entre chaos et cosmos, ou la quête d'un centre du monde dans Nedjma et L'infante maure de Mohammed Dib».
Ainsi, comme l'avait balisé le comité scientifique, «des villes comme Bône (Annaba), Constantine, Sétif, Guelma, mais aussi La Mecque, Marseille ou Paris. Des fleuves comme la Seybouse ou le Rhummel et des reliefs à l'image des gorges de Constantine ou du mont Nadhor, dans la région de Guelma, sont des espaces qui se profilent et se construisent dans l'?uvre de Kateb Yacine. Des itinéraires qui ont une fonction.
Nedjma peut se lire comme une errance circulaire, d'une ville à l'autre, d'un fleuve à l'autre, avec au centre, le mont Nadhor (Guelma) dont la tribu de l'auteur tire son identité». La thématique du forum s'articule autour de «L'intime topographie» chère à l'auteur et à laquelle les communicants devraient apporter plus d'éclaircissements pour une meilleure connaissance de l'écriture même de Kateb.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)