L'université Mohammed-IV avait déposé une plainte pour détournement de rapports et de recherches effectués par une chercheuse marocaine.
Les gendarmes de la section de recherches de Guelma ont mis la main sur un docteur et professeur exerçant à l'université du 8-Mai 1945, dans la wilaya de Guelma. Âgé de 45 ans, celui-ci a procédé au piratage de courriers électroniques des chercheurs algériens et étrangers du laboratoire des sciences et technologies de l'information et de la communication de ladite université. Selon les cybergendarmes, des données d'extrême confidentialité (télésurveillance et cryptographie), dont l'accès est strictement réservé aux hauts responsables de l'Etat et aux militaires, ont été confisquées et détournées par cet homme. L'information a été révélée par le colonel Guena Benaouda, commandant du groupement de la Gendarmerie nationale de Guelma. Le mis en cause a été interpellé et présenté jeudi dernier devant la justice pour piratage des adresses électroniques de plusieurs chercheurs algériens (une quarantaine) et ceux de l'étranger, ajouté aux emails des étudiants. Selon la même source, ce professeur a réussi à 'craquer" et à pirater des données classées confidentielles et très utilisées par l'Etat algérien et la défense nationale. Selon les premiers éléments de l'enquête, des rapports et des recherches appartenant aux Algériens et un autre chercheur marocain ont été détournés par vengeance. Un fait qu'il reconnaîtra devant les services de sécurité lors de son exploitation. L'affaire traitée par les cybergendarmes s'est basée sur une plainte déposée en novembre 2012 par un professeur et qui préside, par ailleurs, ledit laboratoire qui regroupe 44 chercheurs algériens de renom. Le mis en cause ira plus loin en diffusant des messages calomnieux en utilisant le nom de sa victime. Mais, selon les enquêteurs, l'affaire remonte au 29 juillet 2012, vers 17h, quand ce professeur avait piraté la boîte électronique de sa première victime. À partir de cet email 'espionné", le mis en cause expédiait des courriers électroniques à plus de 250 amis du professeur victime, dont des Algériens et des étrangers, pour leur faire part de l'ouverture d'un nouveau laboratoire des technologies de l'information, alors que ce laboratoire existait depuis l'année 2000 ! Rusé, il créera un email parallèle pour faire diversion et de révéler à ses collègues qu'il était destinataire du même message. Une manière d'éviter tout soupçon. Son plan réussira puisqu'une zizanie s'en est suivie au sein de l'université.
Le 6 août 2012, la victime est informée par une chercheuse marocaine qu'elle venait d'être piratée avant de l'accuser de détourner ses études. Ce scénario sera vécu par des Algériens, chercheurs et étudiants. Une situation kafkaïenne qui a poussé l'université Mohammed-IV à déposer une plainte contre le professeur (la victime), pour détournement de rapports et recherches effectués par la chercheuse marocaine ! C'est alors que l'affaire prendra de graves tournures. Lors de leur enquête, les cybergendarmes ont réussi à localiser quatre lieux différents où ce hacker utilisait souvent son micro portable. Il en ressort que le mis en cause envoyait des emails à chaque déplacement, notamment à partir d'Alger, Taher, Constantine et Guelma. Après réquisition, et avec le soutien d'Algérie Télécom et de l'Institut de criminalistique et de criminologie de Bouchaoui, les gendarmes ont établi un autre lieu, à savoir le domicile du professeur pirate. Lors de l'interrogatoire, le mis en cause a fini par reconnaître les faits.
F B
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Belgacem
Source : www.liberte-algerie.com