Après six joursde vibrations acoustiques très denses dans une mosaïque artistique mélodieusemise en forme par une pléiade de stars, la seconde édition du festival nationalde la musique actuelle a été clôturée la semaine dernière dans une ambiancetrès émouvante, à plus d'un titre, dans le décor du théâtre antique de Calamaqui va retrouver ses silences légendaires et la sérénité bien propre auxvestiges archéologiques des civilisations ancestrales.L'implantationintra-muros du site a permis au large public et surtout aux familles, d'afflueren grand nombre à toutes les soirées où les galas ont été organisés à guichetsfermés. La capacité optimale de près de 4.500 places a constitué un handicapsérieux, notamment lorsqu'il y a des stars en tête d'affiche où des centainesde jeunes fans ne peuvent y accéder et convertissent ces désagréments enéchauffourées avec les services de l'ordre. Le phénomène insolite de lamajorité de ce «public de l'extérieur» est qu'il ne verse pas dans l'émeutemais se tenait frondeur au-delà du cordon sécuritaire pour écouter, de loin, lerécital qui se dégage de l'enceinte à ciel ouvert du théâtre.A l'intérieur,les gradins étaient archicombles et c'est dans une liesse chorégraphiqueincomparable que le public avait su mettre en évidence sa culture mélomane, enphase avec le sujet de la scène, au point de parvenir à semer l'émotion chezHouari Dauphin, Massy ou Lotfi Double Canon, entre autres.Massy nous confie: «A mon entrée en scène, j'étais ébahi par le décor et la chaleur du public.Avec mes tempos kabyles, je me sentais en terrain hostile et j'avaisl'impression que le sol se dérobait sous mes pieds, mais quand mes refrainsavaient été repris en choeur par ce public j'étais ému aux larmes et le tracs'était dissipé. Un public fort épatant que je remercie profondément. En allantdans notre Algérie profonde, on découvre des vrais trésors de notre patrimoineculturel et l'on ne manque pas de ressentir un goût varié de chaleur humaine».Le festival aconnu un succès fulgurant, tant sur l'aspect artistique où l'on enregistre ledéfilé chronologique d'une trentaine de vedettes de la chanson algérienne, quesur l'aspect technique et organisationnel mis en oeuvre par les éléments del'Office National de la Culture dans un know-how égalant la perfection. Lecommissaire du festival ainsi que ses collaborateurs étaient aux petits soinsavec la corporation des médias en ouvrant toutes les portes jusqu'aux coulissespour faciliter les tâches de communications.La clôture decette manifestation a été sciemment synchronisée avec la commémoration de laJournée nationale du moudjahid, et des écharpes à l'emblème national, àl'effigie du festival de Calama, ont été offertes au public par des hôtesses àl'entrée du théâtre. En entonnant l'hymne national avec sa voix langoureuseensorcelante, Nadjia Khoutir, l'animatrice du festival, avait provoqué uneémotion générale dans un final en choeur aux couleurs patriotiques. Cettetombée de rideau marquée par un merveilleux feu d'artifices dans le cielclément, n'a été que la confirmation d'une réussite de ce festival où la clé del'apothéose était détenue par l'épatant public guelmi. Au revoir l'Artiste.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Menani Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com