Guelma - A la une

Guelma : Un handicapé bloqué chez lui depuis 2016



Depuis le 16 mai 2016, Saddek Bourouina n'est plus sorti de son domicile à Guelma. Âgé de 66 ans, retraité, invalide à 100 % et en surpoids, il lance un appel aux autorités locales de la wilaya, non pas pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, mais pour une autorisation d'aménagement et d'installation d'un monte-malade au n°6 de l'immeuble 29 de la cité Touahri Ahmed, lieu de son domicile.Mais force est de constater qu'une réponse défavorable lui a été notifiée. Nous l'avons rencontré chez lui. Il raconte : «J'habite au 2e étage, comme vous le voyez, depuis de nombreuses années, moi et ma famille dans ce F5. Je suis malade depuis 1985. Suite à des douleurs à la nuque et des complications, les médecins ont suspecté d'abord une sclérose en plaques, pour finalement diagnostiquer un écrasement de la moelle épinière au niveau du cou», a déclaré à El Watan, Sadek Bourouina visiblement diminué par son handicap.
«Après une lourde opération, je ne pouvais plus bouger. Je suis sorti une seule fois avec l'aide de tous les membres de ma famille, lors d'une journée dédiée aux personnes handicapées, pour justement porter de vive voix mes doléances au wali. Mais j'ai également essuyé un refus, car le logement dans lequel j'habite est ma propriété. Je ne suis pas un locataire de l'OPGI.
Je suis en prison depuis deux ans dans ma demeure», poursuit-il. En effet, si le malade a adressé, le 20 octobre 2017, à l'OPGI de Guelma, un dossier consistant, dont nous détenons une copie, pour une autorisation d'installation d'un monte-malade du rez-de-chaussée au deuxième étage, sur la façade du bâtiment, qui lui permettra de sortir enfin de son domicile avec une vue en plan et un plan de situation, l'OPGI n'a pas donné son accord pour des raisons d'esthétique, portant préjudice à l'immeuble, lit-on dans le document.
Notons également que ce malade invalide à 100 % reconnu comme tel depuis le 10 avril 2007, comme le prouve sa carte d'invalide établie pas la DAS de Guelma, lui ouvre le droit d'avoir un logement au rez-de-chaussée avec une rampe d'accessibilité. Mais la aussi, à entendre le plaignant, aucune requête n'a abouti en ce sens, avec les autorités locales et encore moins pour un échange de particulier à particulier au bénéfice d'un logement au rez-de-chaussée accessible aux handicapés.
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