Faudrait-il lacommémoration de la Journée mondiale de l'Environnement pour être interpellépar notre culture écologique et notre comportement avec les éléments de lanature ? Vivre en harmonie avec la nature serait l'une des règlesindispensables à notre survie et à la pérennisation de la planète «Terre»,cette offrande divine vieille de plus 4,5 milliards d'années. Au fil des âges, l'homme est parvenu à mettreen évidence sa prééminence en apprivoisant ses éléments les plus hostiles. Il abâti, il a inventé, il s'est multiplié et par son génie il a su créer lestechniques de maîtrise des sources d'énergie, l'homme s'est approprié laplanète asservie à son propre confort, mais dans une brève rétrospective de sesactions pionnières novatrices en quête d'un épanouissement collectif, ils'apperçoit qu'il a concomitamment commis des dégâts collatéraux sur son longparcours. Ainsi, à côté de toutes les merveilles créées, il a aussi anéanti desmilliers d'espèces, appauvri les océans, pillé des continents, détruit descivilisations, pollué l'eau et l'air, inventé des guerres, organisé desgénocides, détruit des espaces sylvestres, faisant le lit à une catastropheclimatique planétaire inéluctable. Le vaisseau universel que constitue notreplanète bleue n'a pas manqué de transporter en son sein des gènes de sonautodestruction et la première infection virale expansive demeure l'angoissantedémographie. Cette plaie a explosé au taux de trois naissances par seconde,selon les statistiques de l'OMS, pour recenser plus de six milliards d'âmessujets d'une consommation effrénée en nourriture, logement, eau, école etindustrie entre autres sans se soucier des équilibres d'évolution appuyés surl'intelligence humaine pour apposer son empreinte écologique sur la biomasse,le biomatériau, la bioénergie... éléments de survie. «Les forêts précèdent lespeuples, les déserts les suivent» est un slogan, affiché par l'UNESCO depuistrente ans pour donner l'alerte sur le réchauffement climatique et mettre enévidence l'impérieuse nécessité de s'unir pour préserver le patrimoineforestier qui subit des transformations massives menant à la déforestationpréjudiciable à toute biodiversité indispensable élément à notre survie. Dansnotre pays et malgré les lourds investissements dans le domaine arboricole, ledésert n'a pas cessé de faire avancer ses dunes vers le nord. Dans l'étymologie du mot «Homo Sapiens» nousrelevons le synonyme d'homme sage qui, par vocation, se prédestine à uneréaction autant sage qu'intelligente contre la mise en coupe réglée de lanature et ses écosystèmes adjacents. Etre créatif et ingénieux ne doit pass'arrêter au rituel des conclaves étatiques telle la convention de Kyoto ouencore le sommet de la Terre à Rio sur la diversité biologique où l'on légifèrepour projeter sans suivre d'hypothétiques réserves de biosphère. En l'étatactuel des choses, la diversité du biologique s'énonce surtout en termecalamiteux de sécheresse, désertification, pollution, espèces massacrées,déforestation, couche d'ozone, démographie, effet de serre, famine etréchauffement climatique. La destruction continue et dans l'expectative,l'homme s'achemine vers le désastre irrémédiable. Autant dire que dans notre pays il y a périlen la demeure et il serait autant judicieux que citoyen d'élever le départementde l'environnement et de l'aménagement du territoire au rang hiérarchique desouveraineté nationale dotée d'une autorité élargie et pratique pour instaurerune culture civique écologique, la mise au vert de nos espaces vitaux, lapréservation de notre patrimoine forestier et aquatique, l'intégration dudessalement de l'eau de mer, la promotion de l'énergie solaire et éolienne,appuyer l'écologie industrielle et oeuvrer pour créer une dynamique citoyenne dansl'optique de constitutionnaliser les droits de l'environnement. Il y a bien des esprits visionnaires qui necessent de scruter la voie lactée à la recherche d'éventuelle «planètevivante», s'empêtrant dans d'hypothétiques équations numérales, mais dans cefuturisme galactique il serait plus sage de savoir garder les pieds sur terrepour parer au plus pressant. Dans une approche macro-écologique, il est surtoutquestion de survie de l'espèce humaine dans cette planète bleue en touteharmonie avec ses éléments, car, au-delà, il n'y a que le silence sidéral del'hostile et infini cosmos.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Menani Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com